Mercredi 20 septembre 2017 - Les plantations

Ce matin, nous quittons la Nouvelle-Orléans par le sud et la route US-90. Nous sommes maintenant à l'ouest, ou plutôt au sud, du Mississippi.

Nous avons prévu de consacrer cette journée à la visite de deux plantations, Laura et Oak Alley. Nous allons voir que, quoi que géographiquement très proches, les deux ne pourraient pas être plus différentes. Elles sont situées toutes les deux à Vacherie (ça ne s'invente pas !), à un peu plus d'une heure de route à l'ouest de la Nouvelle-Orléans.

De nos jours, il n'existe plus qu'une quinzaine de plantations encore debout en Louisiane, et Laura est la seule de style créole, brillamment colorée, relativement basse. Les autres sont de style néo-classique, avec portique et colonnes en façade.

Laura Plantation, l'entrée
Laura Plantation, l'entrée

Lorsque nous arrivons, nous apprenons une bonne nouvelle : il existe une visite guidée en français. Nous en apprenons aussitôt une mauvaise : celle du jour est partie. Tant pis, nous survivrons avec une visite en anglais. Très courtoisement, l'hôtesse de caisse prête à Marie un guide en français.

Laura Plantation a été fondée par Guillaume Duparc, un officier de marine français, vétéran de la Guerre d'Indépendance Américaine, sur un terrain offert par le Président Thomas Jefferson en 1804, soit juste après le rachat de la Louisiane française par les Etats-Unis en 1803. On y cultivait de l'indigo, des noix de pécan, du riz et surtout de la canne à sucre. La plantation est restée en activité jusqu'à une époque relativement récente. Des ouvriers agricoles habitaient encore sur le site en 1977.

Laura Plantation, le jardin côté entrée
Laura Plantation, le jardin côté entrée

Nous sommes sur le porche de la maison principale de la plantation, surélevée pour éviter les dégâts causés par les inondations du Mississippi tout proche. En effet, à cette époque, les énormes digues bordant le fleuve n'existent évidemment pas encore. Ce bâtiment a été sérieusement endommagé par un incendie d'origine électrique en 2004. Il est depuis restauré petit à petit, au fur et à mesure des rentrées d'argent, avec une interruption en 2005 suite à l'ouragan Katrina. Ce que nous voyons n'est donc pas tout à fait l'original mais une reconstitution très fidèle, rendue possible par la documentation abondante laissée par les différents propriétaires.

Au fait, pourquoi s'appelle-t-elle Laura Plantation ? Après le décès de son fondateur en 1808, la plantation est revenue par héritage à ses descendants, jusqu'à Laura Locoul, quatrième propriétaire, née en 1861 dans cette maison. Elle y a exploité la canne à sucre jusqu'en 1891. Après son mariage avec Charles Gore, suivi de son déménagement à Saint Louis, elle a vendu la plantation à la famille Waguespack, qui l'a exploitée jusqu'en 1984. C'est son père Emile qui a baptisé la plantation du prénom de sa fille.

Suite à de nombreuses questions de ses filles qui voulaient savoir si la vie sur une plantation était vraiment comme dans Autant en emporte le vent, Laura Locoul Gore avait pris en 1936 la très sage décision d'écrire ses mémoires. C'est grâce à son oeuvre, qui n'a été retrouvée à Saint-Louis qu'en 1993 et finalement publiée en 2000, bien longtemps après son décès en 1963 à l'age fort respectable de 102 ans, que l'histoire de la plantation nous est parvenue.

On notera aussi avec intérêt qu'une femme pouvait parfaitement être chef d'entreprise dès le 19ème siècle. Eh oui !

On apprend aussi que les esclaves africains avaient apporté avec eux du Sénégal des contes traditionnels pour enfants, transmis dans la culture orale locale sous les titres génériques de Compair Lapin et Compair Bouki, le lapin malin et le renard stupide. Ces histoires ont été recueillies par Alcée Fortier, un voisin de la famille Duparc qui étudiait le folklore local. Beaucoup plus tard, ces histoires ont été rééditées par une société spécialement créée à cet effet par Norman Marmillon, un spécialiste du patrimoine local, qui a racheté la plantation en 1993. Les bénéfices sont réinvestis dans la restauration de la plantation. On trouve une partie de ces livres pour enfants dans la boutique, à la fin de la visite.

Laura Plantation, la salle à manger
Laura Plantation, la salle à manger

La maison est de belle qualité, mais reste simple, surtout si on la compare à la très spectaculaire opulence d'autres plantations du Sud. Après la restauration, elle a été redécorée de meubles et d'objets authentiques. Ce que nous visitons est donc totalement conforme à ce qu'était une plantation créole en Louisiane au milieu du 19ème siècle. C'est un patrimoine historique absolument inestimable.

Laura Plantation, côté jardin
Laura Plantation, côté jardin

Côté jardin, on voit bien que la maison est surélevée pour éviter les dégâts des inondations. On note aussi le style brillamment coloré des plantations créoles. Enfin, les parements en bois brut de chaque côté marquent l'emplacement de deux ailes disparues depuis longtemps. Plus tard, ils seront réhabilités dans un style plus en harmonie avec le reste du bâtiment.

Il existait auparavant une aile abritant la cuisine, séparée du bâtiment principal pour en garder la fraîcheur en été et limiter les risques en cas d'incendie. L'ironie veut que cette cuisine ait été détruite par l'incendie de 2004 et jamais reconstruite.

Laura Plantation, les jardins
Laura Plantation, les jardins

La visite se poursuit par les jardins, qui eux aussi méritent d'y consacrer du temps. Les allées sont bordées de plantes locales, adaptées à un climat chaud et humide. Les champs de canne à sucre ont disparu depuis longtemps.

Maisonnettes des esclaves
Maisonnettes des esclaves

Juste avant l'Emancipation, Laura Plantation comptait 186 esclaves. Chaque maisonnette comme celles de la photo abritait deux familles, une de chaque côté, avec une cheminée centrale partagée. Il y a eu jusqu'à 69 maisons similaires sur la plantation. Seules les deux de la photo nous sont parvenues.

Après le passage par la boutique où nous faisons quelques emplettes, nous quittons Laura Plantation. Oh, nous n'allons pas bien loin. Oak Alley Plantation n'est qu'à 6 km.

Oak Alley Plantation, intérieur d'une maison d'esclaves
Oak Alley Plantation, intérieur d'une maison d'esclaves

La route LA-18 passe devant Oak Alley Plantation et sa célèbre allée bordée de chênes, dont nous reparlerons. Mais nous sommes trop loin pour une photo correcte. Nous faisons donc le tour jusqu'au parking, situé à l'arrière. Après avoir réglé nos entrées, nous descendons l'allée centrale, qui regroupe l'ensemble des points d'intérêt.

Nous commençons notre visite par une maison d'esclaves reconstituée. L'ameublement est très sommaire et il y a peu d'objets. C'est malheureusement logique. Jusqu'à une époque assez récente, l'héritage historique et culturel des afro-américains sous statut d'emploi non révocable (c'est sous cet euphémisme au ton un tantinet bureaucratique que l'on désignait souvent l'esclavage au 19ème siècle) a été ignoré. C'est dommage. Enormément d'éléments permettant de comprendre comment vivaient, travaillaient et étaient traitées ces populations, ont été perdus. J'avais ressenti la même impression de manque lorsque nous avons visité Mount Vernon, la plantation de George Washington en Virginie, en 2013.

Au premier regard, cette maisonnette, quoi que simple, ressemble à n'importe quelle habitation pour une famille d'ouvriers agricoles. C'est une impression très incomplète. Nous en reparlerons.

Oak Alley Plantation, les maisons des esclaves
Oak Alley Plantation, les maisons des esclaves

Pourquoi cette plantation s'appelle-t-elle Oak Alley, l'allée de chênes ? Cette photo nous donne l'explication. Au-dessus des maisonnettes des esclaves, nous voyons les fameux chênes. Ils ont été plantés au début du 18ème siècle, soit bien avant la construction de la plantation telle que nous la visitons. Depuis, ils ont prospéré sous le climat chaud et humide de la Louisiane et sont devenus énormes.

Oak Alley Plantation, chênes centenaires
Oak Alley Plantation, chênes centenaires

Voici un gros plan sur l'un des chênes. Contrairement à ceux que nous connaissons dans nos forêts européennes, les branches de celui-ci descendent jusqu'au sol. De plus, elles sont en partie recouvertes d'une plante parasite, dont les filaments pendent eux aussi jusqu'au sol.

Oak Alley Plantation, l'entrée principale
Oak Alley Plantation, l'entrée principale

Au bout de cette première partie de l'allée se trouve la maison principale, de style très classique du Sud à portique et colonnes doriques. Rien à voir avec la simplicité de Laura Plantation. Cette magnifique maison respire l'opulence de ses anciens propriétaires.

La plantation, où à l'origine on cultivait uniquement la canne à sucre, a été établie en 1830 par Valcour Aimé, un planteur d'origine créole. En 1836, suite à un échange entre les deux beaux-frères, qui comptaient parmi les planteurs les plus prospères de Louisiane, c'est Jacques Roman qui reprend l'exploitation. De 1837 à 1839, il fait construire la maison. Son beau-père, Joseph Pilié, était architecte, c'est probablement lui qui a dessiné la maison, lui donnant l'opulence conforme au statut social de son propriétaire.

On ne peut pas parler de Oak Alley Plantation sans parler d'Antoine (c'est le seul nom sous lequel il était connu), un esclave d'origine créole expert en pacaniers, les arbres qui produisent les noix de pécan. A force de croisements, il a créé une variété de noix unique, totalement adaptée au climat local, et à la coque si fine que l'on pouvait la briser d'une seule main. De cette découverte est née une activité supplémentaire très rentable pour la plantation, la noix de pécan ayant une grande valeur économique dans le Sud du milieu du 19ème siècle.

Après la mort de Jacques Roman de la tuberculose en 1848, son épouse a tenté de gérer la plantation, sans en avoir les compétences. Ses dépenses somptuaires ont quasiment causé la faillite de l'exploitation, jusqu'à ce que son fils Henri commence à la redresser en 1859. La plantation n'a pas subi de dommages pendant la Guerre Civile (1861-1865) mais les conséquences économiques du conflit et la fin de l'esclavage ont signé l'arrêt de mort de sa viabilité économique. Lourdement endetté, Henri n'a eu d'autre issue que de laisser ses créanciers, principalement son oncle et ses deux soeurs, vendre la plantation aux enchères en 1866 pour 32 000 dollars, une somme ridicule, même à l'époque.

Les propriétaires successifs n'ont pas pu maintenir la plantation et, dans les années 1920, les bâtiments se sont trouvés quasiment à l'abandon. En 1925, un propriétaire du nom d'Andrew Stewart a acquis la propriété et l'a offerte en cadeau à son épouse Joséphine, qui a entrepris d'importants travaux de restauration. Elle y a d'abord élevé du bétail (elle avait grandi dans un ranch au Texas, ceci explique cela), réintroduisant la culture de la canne à sucre dans les années 1960. Les Stewart ont été les derniers propriétaires à habiter la plantation. A son décès en 1972, Joséphine a transmis le domaine à la Oak Alley Foundation, qui l'a ouverte au public.

Oak Alley Plantation, allée emblématique
Oak Alley Plantation, allée emblématique

En attendant notre tour de visiter la maison principale, nous allons prendre en photo la partie la plus emblématique de l'allée de chênes qui a donné son nom à la plantation, entre la maison et la limite de la propriété côté Mississippi. Sur presque 300 mètres, on compte 28 chênes régulièrement espacés.

Le plus difficile, finalement, est d'attendre une vue dégagée. Normalement, les visiteurs se regroupent sous le portique à colonnes de la maison. La photographie est bien une école de patience.

C'est cette vue que l'on retrouve sur d'innombrables prospectus, publicités et guides touristiques.

Oak Alley Plantation, piano
Oak Alley Plantation, piano

Une fois n'est pas coutume, nous pouvons prendre toutes les photos que nous voulons à l'intérieur de la maison, à la seule condition de ne pas utiliser de flash. Ca se comprend. Les objets et tableux précieux sont extrêmement sensibles à la lumière, et il convient de les préserver pour les générations futures.

La maison se compose de deux étages principaux. Nous sommes ici au rez-de-chaussée, qui regroupe l'ensemble des pièces à vivre. On voit bien qu'il s'agissait d'une famille extrêmement prospère, et qui aimait le faire savoir. Toutes les familles de planteurs, généralement riches, n'avaient pas des meubles aussi finement ouvragés que ceux de cette pièce.

J'aurais bien joué quelques notes sur ce magnifique piano, mais, très logiquement, on ne touche pas !

Oak Alley Plantation, salle de séjour
Oak Alley Plantation, salle de séjour

Cette vue du séjour montre quelques meubles et tableaux de grande valeur. Ici, le luxe est fait pour être vu.

L'aménagement de la pièce correspond à ce qu'il était au temps de la prospérité de la plantation, avant la Guerre Civile. On s'y retrouvait le soir, pour deviser entre gens du même monde, avant de passer à table. Vous avez dit Autant en emporte le vent ?

Oak Alley Plantation, l'attrape-mouches
Oak Alley Plantation, l'attrape-mouches

Cet étrange objet n'est ni une carafe à décanter ni une bouteille, mais un attrape-mouches. Evidemment, au milieu du 19ème siècle, les insecticides n'existaient pas encore et, pour assurer la tranquillité des convives pendant les repas, on recourait à ce genre d'appareil. Un mélange liquide très sucré était introduit dans le flacon. Toujours friands de sucre, les insectes s'introduisaient par le fond évidé, et étaient ensuite totalement incapables de ressortir. A la fin du repas, il n'y avait plus qu'à ouvrir le bouchon, vider l'appareil, le laver et recommencer l'opération au repas suivant.

Oak Alley Plantation, la salle à manger
Oak Alley Plantation, la salle à manger

A cette même époque, la climatisation n'existait pas non plus. Je vous laisse imaginer la touffeur oppressante des étés particulièrement chauds et humides du sud de la Louisiane. Pour tenter d'obtenir un semblant de ventilation, l'étrange appareil en forme de lyre au-dessus de la table était doucement agité pendant le repas par un esclave. Tout en haut, on devine le cordon qui servait à mouvoir l'objet.

Je vous laisse admirer la qualité, la finesse et le luxe des objets de cette table, vaisselle, couverts, verres, ainsi que des meubles. Toutes les pièces sont d'absolus joyaux.

A gauche, debout, se tient notre conférencière, une experte. Il n'était pas du tout prévu qu'elle soit sur la photo.

Oak Alley Plantation, chambre à coucher
Oak Alley Plantation, chambre à coucher

A l'étage, nous visitons les chambres à coucher. Ces pièces sont à l'image de celles du rez-de-chaussée, meublées d'objets luxueux de grande qualité et de grande valeur.

Il faut aussi imaginer que, dans cette maison peuplée de ce qu'il faut bien appeler des aristocrates blancs, les esclaves noirs allaient et venaient, vaquant à leurs occupations, parfois bien plus nombreux que leurs maîtres. Pas étonnant, dès lors que le sujet de l'Emancipation a été abordé, que les propriétaires blancs aient développé une sorte de mentalité de siège, imaginant à tort ou à raison des menaces permanentes sur leurs vies. Malgré tout, contrairement aux Caraïbes où les insurrections ont été réelles, nombreuses et sanglantes, à l'image de celle qui a culminé avec l'indépendance d'Haïti en 1803, l'histoire a retenu très peu de cas de révoltes d'esclaves contre leurs maîtres dans les plantations du Sud des Etats-Unis.

Oak Alley Plantation, le jardin vu de la maison
Oak Alley Plantation, le jardin vu de la maison

Après la visite de la maison, nous ressortons par la galerie de l'étage, face à l'allée de chênes. Poursuivant le tour de la maison, nous nous attardons quelques instants sur les magnifiques jardins Sur cette photo, nous n'en voyons qu'une petite partie, réhabilitée avec grand soin.

Sur le support en bois, la cloche servait à annoncer les heures des repas à toutes les personnes en promenade dans les jardins.

Notre visite est terminée. En guise d'au revoir, notre conférencière nous propose (avec modération, bien sûr) un mint julep, cocktail composé de bourbon, d'eau, de feuilles de menthe et de sirop de sucre. La célèbre hospitalité du Sud n'est pas un vain mot, et nous ne saurions en effet prendre congé sans cette ultime politesse. Mais attendez ... cette recette ne vous dit rien ? Mais si ! Remplacez le bourbon par du rhum blanc, et vous obtenez notre très contemporain mojito !

Oak Alley Plantation, intérieur d'une maison d'esclaves
Oak Alley Plantation, intérieur d'une maison d'esclaves

Nous quittons la plantation par le chemin par lequel nous sommes arrivés. Nous repassons donc par les maisons des esclaves. J'ai envie d'en savoir un peu plus et je rentre en visiter une. Comme nous l'avons déjà dit, la première impression laissée par ces maisonnettes était très incomplète. Celle-ci montre les chaînes et les fers qui servaient à restreindre les esclaves, des gravures illustrent comment (très durement) et pourquoi (parfois pour un simple regard, ou pour pas grand-chose de plus) les esclaves étaient fouettés. Vu la dureté des châtiments encourus, pas étonnant que les velléités de révolte aient été excessivement rares !

Oak Alley Plantation, l'atelier du forgeron
Oak Alley Plantation, l'atelier du forgeron

Notre dernière visite est pour l'atelier du forgeron. En effet, de nombreuses plantations possédaient une forge, pour fabriquer ou réparer les outils. A cette époque, on ne commandait pas à la ville la plus proche ce qui pouvait être produit sur place et on tentait, dans la mesure du possible, de rester autonome.

Le Mississippi tout proche servait de voie de communication pour les hommes comme pour les marchandises. Les habitants des plantations voyageaient, et il fallait bien acheminer le sucre. C'est pour cela que de nombreuses plantations étaient en fait des bandes de terrain relativement étroites, chacune avec un accès au fleuve. Entre la Nouvelle-Orléans et Baton Rouge, il y a eu jusqu'à 200 plantations de canne à sucre, réparties de chaque côté du fleuve. Gare aux inondations !

Pont sur le Mississippi
Pont sur le Mississippi

Nous avons quitté la plantation. Plutôt que l'itinéraire direct indiqué par le GPS, nous préférons suivre le Mississippi et ses nombreux méandres pendant quelques kilomètres. Nous retraversons le fleuve par la route SR-70 et l'immense pont de la photo. Pour laisser passer les plus gros navires, les ponts sont en effet très hauts sur cette partie du fleuve. Nous sommes presque immédiatement bloqués par un embouteillage causé par des travaux. Rien de bien dramatique, nous en sommes quittes pour quelques minutes perdues.

Après une quarantaine de kilomètres sur l'Interstate 10, une vieille connaissance dont nous avons déjà parcouru d'autres tronçons en 2010 et 2015, nous traversons Baton Rouge, la capitale de la Louisiane. Nous quittons l'autoroute pour un détour dans le centre administratif de la ville. Puis nous reprenons l'autoroute pour Port Allen, sur l'autre rive du Mississippi, que nous aurons donc traversé 3 fois aujourd'hui, et rejoignons notre hôtel, un Best Western assez standard, sans grande surprise. Si cet hôtel existe toujours, il a toutefois changé de nom, c'est maintenant un Red Roof Inn.

Pour dîner, nous avons le choix, nous sommes dans une zone où les fast-foods sont nombreux. Nous optons pour le Burger King en face de l'hôtel, presque désert.