Mardi 8 septembre 2015 - Horseshoe Bend, Antelope Canyon, North Rim

Le rendez-vous pour Antelope Canyon est pris pour 12h. Comme hier, nous avons donc du temps devant nous.

Le petit déjeuner, nous le prenons dehors, toutes les tables à l'intérieur étant occupées. Pas grave du tout, il fait un temps splendide. Attention aux coups de soleil !

Puis nous passons un petit moment sur Skype avec la famille, rendons les clés et quittons l'hôtel. Ce soir, nous serons à North Rim, la rive nord du Grand Canyon.

Nous allons nous enregistrer directement auprès de Adventurous Antelope Canyon, l'une des quatre sociétés navajo qui organisent des visites d'Antelope Canyon. En effet, le canyon fait partie d'un parc tribal, sur le territoire de la nation Navajo, et seuls les Navajos sont habilités à organiser des excursions. Notre réservation a bien été prise en compte, nous sommes inscrits et, comme hier, nous avons une confortable avance.

Du coup, nous reprenons la voiture et filons à Horseshoe Bend.

Trop beau, on ne s'en lasse pas !

Horseshoe Bend
Horseshoe Bend

Ce matin, il y a nettement moins de monde qu'hier soir, et nous trouvons une place sur le parking sans trop de difficulté. Bien sur, ce ne sont plus les couleurs pastel du coucher de soleil, mais peu importe.

Le ciel est dégagé, le soleil qui se reflète sur les rochers donne au Colorado des nuances jaunes et vertes que nous n'avions jamais remarquées auparavant. On les voit bien, sur la photo.

Comme quoi, ça valait vraiment le coup de revenir à Horseshoe Bend.

Puis nous retournons à Adventurous Antelope Canyon.

Bientôt, c'est notre tour d'être appelés. Notre groupe ne compte que 8 personnes. Nous sommes pris en charge par Roman, notre guide, un authentique Navajo, qui fait aussi office de chauffeur. En effet, l'entrée d'Antelope Canyon est à une quinzaine de minutes de 4x4, moitié sur des pistes en terre, moitié au fond du lit d'une rivière fort heureusement à sec.

Pendant le trajet, j'engage la conversation avec un couple de Floride.

L'entrée de Upper Antelope Canyon
L'entrée de Upper Antelope Canyon

A l'entrée d'Antelope Canyon, une bonne vingtaine de 4x4 sont garés, avec autant de groupes de touristes plus ou moins nombreux. Ca en fait, du monde, dans un canyon relativement exigu !

Roman explique qu'il est de la région et qu'il connait le canyon comme sa poche. Les minutes qui suivent nous montrent qu'il est largement à la hauteur.

Il a aussi l'oeil pour les photos. Plusieurs fois, il va aider Marie à trouver les bons réglages, ISO entre autres, sur son appareil photo, et les bons angles. Au bout de 3 ou 4 photos, Marie a compris les astuces de Roman.

Upper Antelope Canyon
Upper Antelope Canyon

Le canyon est bondé, on dirait presque un couloir de métro à l'heure de pointe. Et encore, nous sommes en septembre. Je n'ose même pas imaginer la cohue en période de vacances scolaires !

Antelope Canyon est un slot canyon, un canyon en fente, assez court, très étroit, dans lequel la lumière ne pénètre pas directement jusqu'au fond. Pour les photos, il faut donc déconnecter les automatismes, forcer les réglages ISO, et ... faire de son mieux pour utiliser les reflets du soleil sur les parois.

Upper Antelope Canyon
Upper Antelope Canyon

Les groupes se succèdent à intervalles rapprochés dans Antelope Canyon. Pour prendre ses photos, Marie n'a pas trop le temps de fignoler, il faut faire vite, très vite. A peine le temps d'admirer le décor, régler, mettre au point, prendre quelques photos, et déjà, il faut repartir.

Malgré tout, Marie commence à comprendre comment régler la sensibilité de l'appareil (ISO: 3200) et jouer avec la lumière indirecte contre les flancs du canyon. Les photos s'améliorent rapidement, et Roman intervient de moins en moins.

Upper Antelope Canyon
Upper Antelope Canyon

Antelope Canyon comporte deux parties : Lower Antelope Canyon et Upper Antelope Canyon, que nous visitons. Les deux sont situés sur le parcours d'une rivière qui draine de vastes terrains. Il faut donc imaginer que, dans un canyon aussi étroit, les crues peuvent être aussi soudaines que spectaculaires. A un endroit, Roman me montre une marque, à 6 ou 7 mètres du sol. C'est le niveau qu'a atteint la rivière lors d'une crue précédente. En cas de risque d'orage, évidemment, on ne visite pas le canyon.

Lors de ces crues soudaines, le canyon se remplit d'eau et de sable. L'eau est drainée très rapidement. Pour le sable, c'est un petit peu plus long, mais les visites reprennent dès que le canyon est vide.

Upper Antelope Canyon ne fait, après tout, que 200 m de long et pas plus de 2 à 3 m de large au maximum, parfois moins, pour une trentaine de mètres de profondeur.

Upper Antelope Canyon
Upper Antelope Canyon

Les jeux de lumière sont évidemment conditionnés par la hauteur du soleil au-dessus de l'horizon. Trop tôt, le soleil est trop bas, et il n'y a pas de reflets. Trop tard, le soleil est trop haut. Le mileu et la fin de matinée sont, en cette saison, les heures les plus propices.

Pour la même raison, Upper Antelope Canyon est intéressant à visiter entre mars et octobre. En-dehors de ces mois favorables, le soleil ne monte pas assez haut dans le ciel pour donner ces jolis reflets.

Et à tous moments, c'est la sensibilité de l'oeil du photographe qui fait la différence.

Upper Antelope Canyon
Upper Antelope Canyon

La lumière très particulière de l'intérieur du canyon y rend la photographie très difficile. Trop de sensibilité ou d'ouverture et certaines parties de la photo sont surexposées. Pas assez, et c'est exactement l'inverse. L'art de la photo à Antelope Canyon, c'est la recherche permanente du compromis entre le "trop" et le "pas assez", en sachant que certaines parties de la photo sont bien éclairées par un reflet qui tombe juste à cet endroit précis, alors que d'autres sont dans l'ombre.

La photo ci-dessus, que je trouve personnellement plutôt réussie (ce n'est pas moi qui l'ai prise ...) illustre bien cette difficulté. L'ouverture du canyon est brillamment éclairée, les flancs portent ces magnifiques reflets orange, alors que les parties haute et basse, dans l'ombre, paraissent presque noires. Ce ne sont pourtant que différentes faces d'un même roc.

Upper Antelope Canyon
Upper Antelope Canyon

L'érosion de la rivère, accentuée par une quantité énorme de sable transportée lors des crues, a créé des formes assez inattendues dans tout Upper Antelope Canyon. Au-dessus de nos têtes, nous voyons ce qui ressemble à un tunnel.

Upper Antelope Canyon
Upper Antelope Canyon

Nous approchons de la sortie d'Upper Antelope Canyon, qui est en fait son extrémité supérieure. Un peu plus de lumière se reflète sur les rochers, et il n'y a plus ces parties totalement sous-exposées sur les photos. Les traces d'érosion sont également plus visibles.

La sortie de Upper Antelope Canyon
La sortie de Upper Antelope Canyon

A la sortie d'Upper Antelope Canyon, nous retrouvons la lumière directe du jour.

Lorsqu'elle n'est pas à sec, la rivière déferle au milieu des rochers et se précipite dans le canyon, devant nous, comme dans un entonnoir. On comprend mieux pourquoi les crues sont si soudaines et si violentes, mais aussi si courtes.

Après une courte pause, il est déjà l'heure de retraverser le canyon dans l'autre sens.

Upper Antelope Canyon
Upper Antelope Canyon

Nous avions déjà trouvé l'aller rapide, le retour l'est encore plus. Nous sommes censés avoir pris toutes les photos que nous voulions, plus le temps de fignoler un réglage ou de prendre une pose, il faut libérer l'endroit au plus vite pour le groupe suivant, déjà presque sur nos talons. Les photos se font donc presque en marchant.

Upper Antelope Canyon
Upper Antelope Canyon

Malgré tout, à repasser au même endroit en sens inverse, nous remarquons des endroits déjà vus, mais sous un autre éclairage, et avec d'autres reflets. Marie arrive à prendre quelques photos supplémentaires.

Avec mon téléphone, je prends aussi pas mal de photos, mais de bien moindre qualité. On n'exploite pas la lumière de la même manière, et on n'obtient évidemment pas les mêmes résultats, avec un boîtier et des objectifs relativement sophistiqués et avec un simple téléphone.

En fin de compte, malgré la spectaculaire beauté d'Upper Antelope Canyon et ses jeux de lumière très particuliers, la visite est une relative déception, beaucoup trop rapide pour véritablement en profiter. On visite au pas de charge, et c'est bien dommage.

Les sociétés habilitées à faire visiter le canyon organisent aussi des tours plus particulièrement destinés aux photographes. En dehors des conseils avisés d'un guide compétent comme Roman, la différence essentielle avec un tour normal comme le nôtre me paraît résider uniquement  dans le temps passé dans le canyon. C'est sans doute suffisant pour ne plus éprouver cette peu agréable sensation d'urgence permanente.

Nous voulions voir Antelope Canyon, nous l'avons vu. L'endroit est magnifique et la visite vaut le détour.

S Lake Powell Blvd et Elm St, centre ville de Page, AZ
S Lake Powell Blvd et Elm St, centre ville de Page

Nous repassons par le centre de Page et j'en profite pour refaire le plein. J'ai un doute sur les stations-service ces deux prochains jours.

Pendant que Marie va se laver les mains, je prends cette photo du croisement devant nous. Pour un Américain, elle n'a rien d'exceptionnel. Pour nous, Européens, elle est en revanche très instructive. En effet, comme partout en Amérique du Nord, les feux se trouvent de l'autre côté de la rue. Si vous vous arrêtez juste devant le feu rouge, comme en Europe, vous vous retrouvez immanquablement au milieu du carrefour, avec le danger évident que cela implique. C'est une petite habitude assez facile à prendre.

Puis nous reprenons la route US-89, repassant sur le pont de Glen Canyon, juste devant le barrage, comme hier.

Nous quittons Page par la route par laquelle nous sommes arrivés il y a 5 ans, mais avec un temps nettement plus favorable ! L'étape fait un peu moins de 250 km.

Les Falaises Vermillon, route US-89
Les Falaises Vermillon, route US-89

Nous suivons la route US-89 jusqu'à Kanab, soit environ 120 km. Après la dernière branche du lac Powell, l'essentiel du trajet suit les Falaises Vermillon.

Ces falaises représentent la deuxième des cinq marches du Grand Staircase, le grand escalier du plateau du Colorado. Rappelons que ces marches correspondent non pas à des failles ou à des plissements, mais simplement aux endroits où certaines couches calcaires ont été totalement érodées au point de disparaitre complètement. Les sédiments qui ont créé le plateau sont en effet très tendres.

Une quinzaine de kilomètres après Page, nous franchissons une fois de plus la frontière qui sépare l'Arizona de l'Utah.

Les Falaises Vermillon, route US-89
Les Falaises Vermillon

Il existe plusieurs groupes de Falaises Vermillon. A notre gauche, loin de notre vue, l'un de ces groupes est même devenu un Monument National. A notre droite, en revanche, plus ou moins près de la route US-89, les falaises sont bien visibles et, cette année, sous les reflets du soleil, elles sont bien vermillon, comme le montre la photo.

Une quarantaine de kilomètres après avoir quitté Page, la route décrit une assez longue ligne droite, bordée de poteaux téléphoniques. Par un étrange raccourci de mémoire, je me souviens parfaitement être passé au même endroit, dans le même sens, avec mes frères et mes parents, après une courte baignade dans le lac Powell, en route pour Bryce Canyon.

C'était en août 1980.

Puis nous traversons Kanab et prenons la route US-89A, en direction de North Rim. Pour la dernière fois de ce voyage, nous repassons la frontière entre Utah et Arizona.

Un peu avant Jacob Lake, la route traverse un plateau couvert d'arbres brûlés, restes d'un incendie déjà ancien, puisque de jeunes arbres sont en train de repousser entre les troncs morts. C'est triste et beau à la fois.

L'entrée de Grand Canyon National Park
L'entrée de Grand Canyon National Park

Le Parc National du Grand Canyon est divisé en deux parties, South Rim (la rive sud), où se concentrent environ 90% des visiteurs et donc, en toute logique, 90% des activités, dont l'aérodrome, et North Rim, beaucoup plus sauvage, et bien moins fréquenté par les touristes. Les deux ont leur intérêt et leur charme. Nous connaissons déjà South Rim, nous voulions changer. En dehors de la Kaibab Trail, qui relie les 2 rives plus ou moins directement en 2 jours de marche, franchissant le Colorado par une passerelle métallique, il n'y a pas de liaison directe. La route fait près de 340 kilomètres.

Les deux rives du Grand Canyon ne sont pas du tout à la même hauteur. South Rim est située sur un plateau à environ 2170 m d'altitude, alors que le relief de North Rim, plus tourmenté, se situe entre 2500 m et 2700 m, ce qui fait une différence moyenne de 500 m. Ce décalage est dû, une fois encore, à l'érosion qui n'a pas été la même entre les différentes couches calcaires du plateau. Il a aussi des conséquences sur la végétation : à North Rim, la forêt est bien plus épaisse et typique des régions de montagne qu'à South Rim, où elle est un peu plus clairsemée et comporte essentiellement des pins Ponderosa et des bouleaux. Les prairies de montagne n'existent qu'à North Rim.

Inutile de chercher une faille, il n'y en a pas. Le Grand Canyon a été entièrement creusé par le Colorado lui-même, en à peu près 5 millions et demi d'années. Il est donc très récent, en âge géologique.

L'entrée du Parc National du Grand Canyon est à une cinquantaine de kilomètres de Jacob Lake, le dernier endroit habité. Autant dire que North Rim est au milieu de nulle part. Rien à voir avec Grand Canyon Village à South Rim, qui est une vraie ville. L'entrée du parc est à l'image de cette simplicité assumée : une guérite en bois au milieu de la route, une voie pour entrer, une voie pour sortir, et c'est tout !

Nous allons rapidement constater que cet isolement a des conséquences pratiques non négligeables.

Bisons, Grand Canyon National Park
Bisons, Grand Canyon National Park

Juste après l'entrée du parc, nous longeons une vaste prairie où des bisons paissent tranquillement. Disposant de nourriture en abondance et protégé par le Parc National, le bison profilère. La photo montre bien des tout petits, sans doute pas plus de quelques mois.

Nous sommes ici à 2700 m d'altitude, c'est le point le plus élevé de la route.

Notre chambre, Grand Canyon Lodge, North Rim, AZ
Notre chambre, Grand Canyon Lodge, North Rim

Nous descendons jusqu'au Grand Canyon Lodge, situé à 2500 m, à l'extrémité d'une mesa couverte de pins, juste en bordure du Grand Canyon. Autant dire que le point de vue depuis les terrasses de l'hôtel, à lui tout seul, justifie le voyage. C'est d'ailleurs le seul hôtel de North Rim.

Le lodge est constitué d'un bâtiment principal avec le hall, la réception et le restaurant, et d'une centaine de cabanes en bois nichées au milieu des pins. L'endroit est absolument charmant, mais il impose quelques sacrifices pratiques :

  • Les cabanes sont exiguës, il n'y a pas de baignoire, juste une douche toute simple,
  • Bien que nous soyons en altitude, le chauffage est rudimentaire. Heureusement que le bois est un bon isolant !
  • Il n'y a pas de télévision dans les cabanes,
  • Et surtout, il n'y a ni wi-fi ni téléphone. Les réseaux mobiles GSM ne passent que de façon sporadique à North Rim.

Il existe des cabanes plus grandes plutôt destinées à des groupes de 6 personnes, dont le confort est assez similaire.

Après nous être installés dans notre cabane, nous allons faire le tour du site. Nous avons un peu de temps devant nous avant le coucher du soleil.

Sur recommandation de la réception, j'ai réservé notre table pour le dîner. La réceptionniste s'excuse presque de ne nous proposer une réservation qu'à 20h45. Pour nous Français habitués à dîner tard, c'est parfait.

Majestueux Grand Canyon, North Rim, AZ
Majestueux Grand Canyon

Une fois installés, nous avons largement le temps d'aller marcher un peu avant l'heure du dîner. Nous choisissons d'aller à Bright Angel Point, un promontoire très spectaculaire au bord du précipice. C'est une marche de moins d'un demi-kilomètre sans aucune difficulté. C'est une des rares pistes de North Rim accessible aux personnes à mobilité réduite.

De Bright Angel Point, la seconde grande différence, après l'altitude, entre South Rim et North Rim saute aux yeux. South Rim est un précipice vertigineux à flanc de canyon, North Rim est plutôt un ensemble de nombreux canyons secondaires se jetant dans le Grand Canyon. La North Kaibab Trail, qui relie North Rim à la passerelle au-dessus du Colorado suit d'ailleurs l'un de ces canyons secondaires, le Bright Angel Canyon, alors que son pendant à South Rim, la South Kaibab Trail, est tracée directement à flanc de falaise. La distance moyenne de North Rim au Colorado est d'ailleurs à peu près le double de celle de South Rim au fleuve.

Nous en profitons pour essayer nos portables. Ni Marie ni moi n'arrivons à capter le moindre réseau. Nous nous résignons à ne pas être joignables pendant deux jours.

De retour de Bright Angel Point, nous contournons le bâtiment principal du lodge, lui-même en bordure du canyon. Le point de vue des terrasses est superbe, vraiment à voir, d'autant plus qu'il fait beau. Le coucher de soleil promet d'être superbe, et déjà il attire du monde. Le moindre bout de chemin ou de terrasse est déjà occupé par les photographes.

Coucher de soleil sur le Grand Canyon
Coucher de soleil sur le Grand Canyon

Le soleil se couche rapidement, sous un ciel complètement dégagé. C'est absolument superbe. Apparemment, Marie maîtrise plutôt bien les photos de couchers de soleil.

Puis nous remontons au lodge et allons dîner. On nous attribue une table juste à côté des baies vitrées, avec une vue sur le Grand Canyon qui serait superbe ... s'il ne faisait pas maintenant nuit noire ! Le repas est très correct, et bien moins cher qu'à Mesa Verde.

Je lis l'histoire du lodge. Le bâtiment principal a été construit entièrement en rondins en 1927-28, mais a été détruit par un incendie en 1932. Reconstruit en 1936-37 sur des fondations en dur et avec un toit nettement plus résistant, il conserve un aspect rustique, avec des poutres apparentes et des cloisons en rondins, qui lui donnent un charme d'autrefois très agréable. C'est d'ailleurs le seul lodge encore presque entièrement en rondins de tous les parcs nationaux. C'est un monument historique.

Puis nous retournons à notre cabane en bois, rustique mais charmante. Le lit est étroit, il ne fait pas si chaud que ça, mais nous sommes au coeur du Grand Canyon. C'est un endroit magique.