Lundi 7 septembre 2015 - Lac Powell, Rainbow Bridge, Horseshoe Bend

Nous avons du temps devant nous, ce matin. Hier soir, j'ai réservé nos places pour une croisière sur le lac Powell jusqu'à Rainbow Bridge, mais nous ne partons qu'à 12h30.

Le wi-fi est toujours aussi instable qu'hier donc, pour Skype, c'est mort. Nous nous contenterons d'un appel téléphonique de ma mère. Mais comment faisait-on, lors de mes premiers road-trips aux Etats-Unis, quand il n'y avait ni internet ni téléphones portables ?

Après un petit déjeuner tout à fait correct, nous allons retirer du liquide à la station-service en face de l'hôtel, nous réservons notre excursion pour demain à Antelope Canyon, puis nous prenons la route de la marina de Wahweap, dans le parc de Glen Canyon.

Le lac Powell, vu de Lake Shore Drive
Le lac Powell, vu de Lake Shore Drive

Comme nous n'avons pas les bagages et qu'il fait un temps splendide, nous en profitons pour décapoter. Le trajet n'est pas très long, moins d'un quart d'heure. Nous avons près de deux heures devant nous, nous prenons notre temps.

Peu après l'entrée de Glen Canyon National Recreation Area, un site géré par le National Park Service, donc accessible avec notre pass America The Beautiful, nous nous arrêtons sur un parking le long de Lake Shore Drive pour faire quelques photos, dont celle ci-dessus. La journée promet d'être belle. Nous avons pensé à la crème solaire, et nous avons rudement bien fait.

Le lac Powell tient son nom d'un vétéran de la Guerre Civile, John Wesley Powell, qui s'est rendu célèbre en explorant le cours du Colorado en 1869.

Le lac Powell et la marina de Wahweap
Le lac Powell et la marina de Wahweap

Nous retirons nos billets pour la croisière puis, après avoir regardé un moment les panneaux racontant l'historique de la région, de la ville de Page, du barrage de Glen Canyon et du lac Powell, nous allons faire un tour à l'extérieur.

Le projet du barrage de Glen Canyon a été élaboré dans les années 50, pour garantir la mise à disposition d'une quantité d'eau suffisante à toute la population du sud-ouest des Etats-unis. Il s'agit de mutualiser une ressource naturelle essentielle : les Etats qui disposent d'excédents d'eau (Colorado, Utah) la stockent dans de grands réservoirs et la mettent à disposition des Etats en déficit (Nevada, Arizona, Californie). Le Colorado et ses affluents (Green River, San Juan River) étant le seul bassin hydrologique du sud-ouest, il a fallu construire plusieurs grands barrages, dont les plus importants sont le barrage de Glen Canyon, ici même, et le Hoover Dam, à une cinquantaine de kilomètres de Las Vegas.

La mauvaise nouvelle est que les prélèvements d'eau massifs dans le cours du Colorado l'empêchent en pratique d'atteindre son embouchure dans le golfe de Californie. La bonne nouvelle, c'est que ces mêmes prélèvements fournissent de l'eau à environ 40 millions d'habitants du sud-ouest, des environs immédiats des barrages jusqu'à Los Angeles, à 400 km du Colorado.

La construction du barrage de Glen Canyon a duré d'octobre 1956 à septembre 1963, celle de la centrale électrique de 1970 à 1980. Le remplissage du lac Powell s'est étendu de 1963 à juin 1980. Lors de ma toute première visite dans la région en août 1980, il venait donc juste de s'achever, ce que j'ignorais à l'époque.

Pour héberger les ouvriers du barrage, il a fallu créer une toute nouvelle ville sur des territoires échangés avec la nation Navajo. Page compte aujourd'hui 7 200 habitants, et vit essentiellement du tourisme local.

Le site du barrage étant à 45 km de la plus proche route goudronnée, il a aussi fallu créer une toute nouvelle route, la route US-89, de Kanab, Utah, à Bitter Springs, Arizona, ou plus exactement dévier sur environ 160 km l'ancienne US-89, qui s'appelle maintenant US-89A, et dons nous reparlerons dans quelques jours.

La photo ci-dessus ne montre qu'une petite partie de la marina de Wahweap, qui dispose d'emplacements pour environ 850 bateaux.

Après avoir fait le tour de la marina, nous remontons au lobby de l'hôtel où nous sommes attendus. Bientôt, nous sommes appelés et, par un étrange privilège que nous n'avons jamais demandé, on nous amène au départ du bateau dans un véhicule électrique conduit par un des officiers de l'équipage.

Castle Rock
Castle Rock

Ca se voit que nous sommes en fin de saison. Notre groupe ne comporte qu'une douzaine de personnes, alors que le bateau peut en emporter largement plus de 100. Aucun repas formel n'est prévu, mais l'équipage met à disposition des passagers des bouteilles d'eau, du café, des jus de fruits, des biscuits et des pommes.

La croisière juqu'à Rainbow Bridge va durer trois heures. En plus du commentaire du guide, en anglais, il existe un audioguide assez détaillé, en français.

Il n'y a pas d'arrêt pendant le trajet. Plusieurs fois, cependant, le bateau ralentit pour décrire certains endroits dignes d'intérêt. C'est le cas à Castle Rock, lieu de tournage de nombreux films, notamment les deux versions de La Planète des Singes (1968 et 2001).

Nous avons repassé la frontière entre l'Arizona et l'Utah. En effet, la quasi-totalité du lac Powell est en Utah, alors que le barrage de Glen Canyon est bien, lui, en Arizona.

Tower Butte
Tower Butte

Lors d'un second ralentissement, le guide nous décrit Tower Butte, juste au milieu de la photo.

Une butte, finalement, ça ressemble beaucoup à une mesa, à un détail près :

  • Lorsque la colline est plus large que haute, c'est une mesa,
  • Lorsque la colline est plus haute que large, c'est une butte.

Evidemment, la première (et seule ...) question que je pose au guide est "Et lorsque la colline est exactement aussi large que haute, c'est une butte ou une mesa ?" Je vous invite à utiliser le formulaire de contact pour proposer vos idées.

De futures arches au bord du lac Powell ?
De futures arches au bord du lac Powell ?

L'érosion est un processus qui ne s'arrête jamais, sauf évidemment lorsqu'il n'y a plus rien à éroder. Sur la droite de ce rocher, on voit un certain nombre de petites alcôves, toutes à la même hauteur. D'ici quelques dizaines de millénaires, ce seront sans doute de petites arches.

Près de la marina, de nombreux house-boats, loués à la journée ou à la semaine par des familles entières, traversent le lac en tous sens. Ces house-boats ont un très faible tirant d'eau, et il est de bon ton de ne pas trop les secouer en passant trop près à pleine vitesse. Notre bateau ralentit donc souvent pour les éviter.

Rive est du lac Powell, Navajo Mountain à l'arrière-plan
Rive est du lac Powell, Navajo Mountain à l'arrière-plan

La montagne au large sommet plat à l'arrière-plan est Navajo Mountain. Ce n'est pas un volcan, mais le résultat d'énormes poussées magmatiques au milieu des matériaux sédimentaires du plateau du Colorado. Ces poussées magmatiques ont suffisamment d'énergie pour faire fondre les matériaux environnants et s'y frayer un chemin, mais pas assez pour devenir de véritables volcans.

Navajo Mountain culmine à 3 166 m, soit 2 000 m de plus que le niveau du lac et 1 800 m de plus que le plateau. C'est aussi le sommet le plus important de toute la région. Alors forcément, elle est visible de très loin ! Sur cette photo, elle est à environ 40 km de nous.

Navajo Mountain a été vénérée par les Anasazis, elle l'est de nos jours par les Hopis, qui l'appellent "le coeur de la Terre", et évidemment par les Navajos eux-même, qui l'appellent "la tête de la Terre". Elle fait partie du territoire de la nation Navajo.

Rive du lac Powell
Rive du lac Powell

Plus nous nous éloignons de la marina de Wahweap, notre point de départ, plus les bateaux se font rares. En raison d'une vitesse très faible, les house-boats ne vont pas très loin. Là où nous sommes maintenant, il n'y en a plus un seul depuis longtemps.

Notre bateau a donc repris sa vitesse de croisière et n'est plus ralenti.

Le lac Powell
Le lac Powell

Lorsque le lac Powell a commencé à se remplir, de nombreux sites ont été submergés. C'est le cas de Crossing of the Fathers, un passage sablonneux utilisé par les missionnaires espagnols Escalante et Dominguez, qui ont exploré la région en 1776. Ce passage à gué est aujourd'hui recouvert par 130 mètres d'eau.

Le lac Powell remplit le Glen Canyon, patiemment creusé par le Colorado pendant quelques millions d'années. Autant dire que les formes de ses rives sont particulièrement torturées. Cependant, à partir de l'endroit où nous sommes, il existe un alignement qui permet, exceptionnellement, de naviguer en ligne droite. C'est ce que notre guide appelle le "five-mile stretch", la section de 5 miles.

Marque de niveau de l'eau et érosion sur les rives du lac Powell
Marque de niveau de l'eau et érosion sur les rives du lac Powell

Sur cette photo de la rive ouest du lac Powell, on voit bien les parties de rocher oranges, qui n'ont jamais été submergées, et les parties plus claires, presque blanches, émergées au fur et à mesure des baisses de niveau du lac. Le niveau maximal jamais atteint est de 3 700 pieds, soit 1127 m au-dessus du niveau de la mer. Le jour de notre visite, le niveau est de 3 610 pieds, soit 1 100 m. En 35 ans, c'est une baisse de près de 30 mètres, principalement dûe à des prélèvements d'eau en croissance, alors que le réchauffement climatique diminue, irrégulièrement, lentement mais sûrement, les épaisseurs de neige dans les Montagnes Rocheuses, dont la fonte est la principale source de remplissage du lac à chaque printemps.

Les deux lacs principaux du bassin du Colorado, le lac Powell derrière le barrage de Glen Canyon et le lac Mead derrière le Hoover Dam, constituent un unique ensemble hydrologique. Lorsque le niveau de l'un monte, celui de l'autre descend, et vice-versa. En 2014, des tentatives de préserver le niveau d'eau du lac Powell ont conduit le lac Mead à son plus bas niveau depuis les années 1930.

L'eau est, dans cette région, une ressource rare et précieuse, dont il convient de surveiller l'utilisation de très près, sous peine de mettre en grand danger l'équilibre écologique de tous les écosystèmes, ainsi que la prospérité de près de 40 millions d'habitants.

La hauteur du barrage de Glen Canyon a été calculée afin que le plus haut niveau que le lac puisse atteindre ne mette pas en danger les nombreux sites sacrés de la région, dont Rainbow Bridge.

Entrée du canyon de Rainbow Bridge
Entrée du canyon de Rainbow Bridge

Notre bateau a sérieusement ralenti, mais ce n'est pas pour éviter un house-boat. Nous sommes à l'entrée du canyon de Rainbow Bridge, un passage étroit et tortueux, que les bateaux doivent franchir à très faible allure.

Il n'y a presque plus de bruit de moteur, le calme est revenu, tant mieux. Pour une raison que j'ignore, les autres touristes sont allés s'installer à l'intérieur du bateau, alors qu'il fait un temps splendide et qu'il n'y a pas de vent. Marie et moi sommes maintenant seuls sur le pont supérieur.

Pas beaucoup de place dans le canyon de Rainbow Bridge !
Pas beaucoup de place dans le canyon de Rainbow Bridge !

C'est au ralenti que notre bateau traverse le canyon de Rainbow Bridge. D'une part le passage est très étroit, et d'autre part le capitaine fait bien attention de ne pas se tromper de chemin. Avec ses multiples embranchements à l'apparence plus ou moins identique, l'itinéraire commence à franchement ressembler à un labyrinthe.

Le canyon finit par s'élargir, juste assez pour manoeuvrer un bateau et l'amarrer à une jetée flottante. Je demande au guide comment ils font quand le niveau du lac baisse. Sa réponse est sans équivoque :"C'est tout simple, on rajoute une section à la jetée flottante".

Sur la piste de Rainbow Bridge
Sur la piste de Rainbow Bridge

Dès le débarquement, nous nous dirigeons en groupe vers Rainbow Bridge, accompagnés de notre guide. La piste n'est pas très longue, environ 2 km, avec un dénivelé assez faible. Autant dire qu'elle ne présente aucune difficulté. De plus, le canyon étant encaissé, une partie de la piste est à l'ombre. C'est bon à prendre !

Au début de la piste, notre guide nous montre à plusieurs endroits de gros anneaux métalliques munis de câbles scellés dans les flancs du canyon, à une bonne dizaine de mètres de haut. Ce sont les anciens anneaux d'amarrage de la jetée flottante, utilisés dans les années 1980 lorsque le niveau du lac Powell était bien plus haut qu'aujourd'hui.

Rainbow Bridge
Rainbow Bridge

Nous sommes presque arrivés à Rainbow Bridge. La taille de ce pont naturel est déjà impressionnante. De plus près, il est carrément écrasant. Il fait 88 m de haut pour 83 m d'ouverture, c'est le troisième plus grand pont naturel des Etats-Unis.

Il s'agit bien d'un pont naturel et pas d'une arche. En principe, si elle n'était pas à sec en cette fin d'été, on devrait trouver une rivière sous le pont, celle-là même qui l'a creusé.

Gravure dans la roche à Rainbow Bridge
Gravure dans la roche à Rainbow Bridge

L'homme blanc a découvert Rainbow Bridge il y a à peine plus d'un siècle. C'est l'expédition Cummings-Douglass qui, en 1909, l'a révélé au monde extérieur. En 1910, le président William Howard Taft l'a désigné comme Monument National, mettant en oeuvre l'Antiquities Act, une loi promulguée en 1906 par son prédecesseur, Theodore Roosevelt, qui autorisait le Président à désigner comme Monument National tout site naturel ou historique digne d'intérêt pour les générations futures, d'après le texte.

Le site est connu depuis des siècles par les populations locales. En témoigne la gravure dans le rocher de la photo ci-dessus. Cette gravure a plusieurs centaines d'années. Les plus vieilles traces d'occupation humaine dans les environs du site datent de 540 après J.C.

Rainbow Bridge
Rainbow Bridge

Contrairement aux apparences de la photo, je ne suis pas sous le pont mais une bonne vingtaine de mètres en avant. Tout le site de Rainbow Bridge est vénéré par les populations Navajo locales et, depuis les années 1950, il est absolument hors de question de passer sur ou sous le pont. Des panneaux rappellent le caractère sacré du site, et les rangers de service veillent au respect des croyances.

La piste qui vient de la jetée s'arrête ici. Juste derrière Rainbow Bridge commence la nation Navajo. Il n'y a aucun accès simple par voie de terre, et les premières visites ont été de véritables expéditions de plusieurs jours. Les touristes sont donc restés rares pendant des décennies. C'est le remplissage du lac Powell à son niveau définitif qui a fait passer le nombre de visiteurs de 3 000 à près de 100 000 par an. Un tel flot de touristes, sur un site à la fois fragile et sacré, a évidemment nécessité de mettre en place des procédures à respecter impérativement pour sauvegarder le site. C'est pour cela qu'il y a toujours deux rangers de service sur place.

J'engage la conversation avec l'une des rangers. Elle me montre une empreinte à peine visible sur le sol de pierre. il s'agit d'une patte de dinosaure d'une trentaine de centimètres. Trois griffes largement écartées, assez fines ... c'est vraisemblablement un dilophosaure, un carnivore d'à peu près 6 m de long et 2m50 de haut, soit nettement plus grand que les vélociraptors de Jurassic Park, qui vivait dans la région il y a environ 190 millions d'années. Evidemment, l'animal n'a pas fait une empreinte pareille sur un sol rocheux. il a marché sur un sol boueux, qui s'est ensuite solidifié et a été miraculeusement préservé.

Notre bateau à Rainbow Bridge
Notre bateau à Rainbow Bridge

Après quelques minutes de contemplation du site, de conversation avec les rangers et de repos, nous quittons le magnifique Rainbow Bridge et regagnons le débarcadère.

Je fais la remarque à notre guide que le bateau est enregistré à Philadelphie, sur la côte Est, et que ça a dû être très compliqué de l'acheminer jusqu'ici. C'est une immatriculation purement administrative. Ce bateau n'a jamais quitté le lac Powell.

Puis nous repartons. Le retour est plus rapide que l'aller, et il n'y a plus de commentaire de notre guide, sauf tout à fait à la fin lorsque nous repassons devant Castle Rock. A un moment, j'engage la conversation avec l'homme à la barre, et je lui fais remarquer que, puisque nous avons repassé la frontière de l'Utah, nous aurions dû, en toute logique, avancer nos montres d'une heure, pour les retarder juste avant l'arrivée à la marina de Wahweap. Il me donne bien sûr raison sur les faits, tout en soulignant qu'il n'est sans doute pas utile d'importuner des touristes en vacances avec des questions exotiques pour une excursion qui, de toute façon, revient toujours à son point de départ.

Notre guide termine en rappelant que c'est son bateau, le Nonne Zoshi, qui a servi le 29 juin 1985, quand il a tiré 89 skieurs nautiques derrière lui pendant le minimum requis de 20 secondes pour homologuer le record du monde du genre. Il conserve précieusement la photo de l'événement à côté de la barre.

Nous sommes de retour à la marina de Wahweap. Après un rapide passage à la boutique, nous quittons Glen Canyon.

Entrée sud de Wahweap, Glen Canyon
Entrée sud de Wahweap, Glen Canyon

A la sortie de Glen Canyon National Recreation Area, nous prenons une photo du très classique panneau d'entrée.

Il fait très beau, nous décidons de retourner à Horseshoe Bend, un superbe méandre du Colorado à moins de 20 km d'ici, que nous avons déjà vu il y a 5 ans. Il est déjà tard dans l'après-midi, mais avons une vague chance d'arriver à temps pour le coucher du soleil qui, en principe, devrait être spectaculaire.

Coucher de soleil à Horseshoe Bend
Coucher de soleil à Horseshoe Bend

Le temps de trouver une place pour garer la Camaro et de parcourir la piste de moins de 1 km, c'est trop tard. Nous avons manqué le coucher de soleil d'une poignée de minutes à peine. Ce n'est pas grave, Marie prend quand même quelques photos de Horseshoe Bend avec ce qui reste de lumière du jour.

Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu la même idée. Le site est absolument bondé, le parking déborde, les voitures sont garées des deux côtés de la route US-89 sur plusieurs centaines de mètres.

Coucher de soleil à Horsehoe Bend
Coucher de soleil à Horsehoe Bend

En préparation de nos prochaines étapes, Marie en profite pour faire des essais, que je trouve plutôt réussis, de photos du ciel juste après le coucher du soleil.

Puis nous retournons à l'hôtel. Le dîner se passe comme hier, Taco Bell pour moi et McDonald's pour Marie. Le wi-fi est toujours aussi instable, avec les mêmes conséquences sur la sauvegarde des photos et la mise à jour du blog. J'accumule du retard, ce qui ne m'enthousiasme guère.

Ce fut une très belle journée, avec un temps magnifique, et très bien employée.