Jeudi 27 août 2015 - Départ

Ça fait déjà plus d'un an que nous préparons ce nouveau voyage. Il est urgent de partir.

Malheureusement pour nous, le vol décolle de l'aéroport Charles-de-Gaulle, au nord-est de Paris, ce qui est exactement à l'opposé de chez nous. Nous ferons avec. Une ancienne collègue s'est gentiment dévouée pour nous emmener au RER. Qu'elle en soit ici remerciée chaleureusement.

Le vol est sans escale jusqu'à Dallas. Nous passons à quelques dizaines de kilomètres de la pointe sud du Groënland, que nous apercevons très distinctement par notre hublot. Plus tard, nous survolons la côte du Labrador et, encore plus tard, le lac Michigan et Chicago.

Le Midwest est couvert d'une brume de chaleur qui ne nous permet pas de voir distinctement le sol. Dommage, nous connaissons peu cette région et nous aurions beaucoup aimé la découvrir d'en haut.

Puis c'est l'arrivée à Dallas-Fort Worth. Le Texas est toujours aussi grand.

Dallas-Fort Worth, premier contact avec la Camaro
Dallas-Fort Worth, premier contact avec la Camaro

L'aéroport est tellement grand que les locations de voitures, regroupées dans un bâtiment immense, sont desservies par une navette qui met un bon quart d'heure pour nous amener à destination. Après les formalités d'usage, nous prenons enfin contact avec notre voiture. Ce n'est pas une Ford Mustang comme prévu, mais une Chevrolet Camaro. Ce n'est pas grave, c'est la même catégorie.

La voiture est suréquipée, et il nous faudra un petit moment pour maîtriser l'ensemble des gadgets. Commençons par l'essentiel :

  • Moteur V6 3,6l, 326 CV, largement suffisant, et qui consommera bien moins que ce que je redoutais,
  • Boîte automatique (nous sommes aux Etats-Unis !) 6 rapports, avec un mode manuel que nous n'utiliserons qu'en montagne,
  • Ordinateur de bord dont je mettrais trop de temps à énumérer toutes les fonctionnalités,
  • Système de navigation par GPS très pratique, simple et précis, bien plus que le TomTom que nous avions emporté. Il ne commettra qu'une erreur, et encore,
  • Radio par satellite Sirius XM, avec une cinquantaine de canaux, dont un dédié à Bruce Springsteen,
  • Et elle est décapotable ! Ca, nous y tenions.

Nous quittons l'aéroport à peu près aux heures des sorties de bureau, et nous contournons Fort Worth dans le trafic intense de fin d'après-midi. Nous sommes bientôt rompus aux subtilités des autoroutes de la région : les voies rapides sont payantes et la circulation y est fluide, les autoroutes normales sont gratuites mais encombrées. Comme nous ne restons pas à Dallas, je n'ai pas fait activer notre système de péage automatique, et nous devons subir les encombrements.

Une fois sortis de l'agglomération de Dallas-Fort Worth, le trafic redevient fluide et nous arrivons rapidement à Mineral Wells, à 110 km de l'aéroport. Notre choix était de quitter Dallas-Fort Worth le plus vite possible, en gardant quelques visites pour la fin du voyage.

La Camaro décapotée
La Camaro décapotée

L'inconvénient d'une décapotable, c'est que la capote prend la moitié de la place dans le coffre. Il en reste donc peu pour les bagages. Rapidement, nous renonçons à décapoter pour les longues étapes. Non seulement nous devons garder un des sacs sur le siège arrière, mais en plus nous n'entendons ni la radio ni notre propre conversation. Nous ne décapoterons que pour les parcours relativement courts et lorsque, restant deux jours au même endroit, nous n'avons pas les bagages dans le coffre.

Autre contrainte de cette voiture, l'ouverture du coffre est très étroite, et le chargement des sacs donnera lieu à pas mal de contorsions. Avec un peu d'habitude, nous allons rapidement nous en sortir.

Nous ne nous plaignons pas. Nous voulions absolument traverser l'Ouest en décapotable.

Hôtel Best Western, Mineral Wells, TX
Hôtel Best Western, Mineral Wells, TX

L'hôtel Best Western à Mineral Wells est, comme presque toujours dans ces grandes chaînes, propre, confortable, bien tenu et prévisible. Lors de ce voyage, nous aurons d'ailleurs très peu de surprises, dans un sens comme dans l'autre. Nous trouverons partout le parking, la télé, le petit déjeuner, la climatisation, etc. Les variations concerneront plutôt la qualité de l'accès internet, que nous utiliserons beaucoup, pour sauvegarder les photos comme pour communiquer par Skype avec la famille en France.

Rétrospectivement, je repense à mes premiers road-trips aux Etats-Unis, à la fin des années 70, sans GPS ni téléphone portable ni internet. La préhistoire !

38°C à l'heure du dîner
38°C à l'heure du dîner

Question météo, nous ne sommes pas surpris non plus. Il faisait 36°C à Dallas, il fait 38° (101°F) à Mineral Wells et le ciel est à peine brumeux. Nous allons avoir relativement chaud un peu partout. Tant mieux, c'est exactement ce que nous voulions.

Pour cette première étape, le dîner est très simple, nous allons au fast-food le plus proche de l'hôtel.

Evidemment, le décalage horaire se fait sentir. Nous avons beau retarder l'échéance, nous allons quand même nous coucher d'assez bonne heure.