Jeudi 13 juin 2013 - New York, JFK

La météo un peu compliquée qu'on nous avait prédite pour ce dernier jour à New York était hélas la bonne. Lorsque nous nous levons, il fait très gris, et il ne va pas tarder à pleuvoir. Un lieu fermé sera le bienvenu.

Nous nous arrangeons avec l'hôtel pour la navette de ce soir, et ils garderont nos bagages toute la journée. C'est déjà un souci de moins.

Personne sur Skype ce matin. Une fois les bagages bouclés, nous prenons la direction du Musée de l'Image Animée, le Museum of  the Moving Image.

Métro de New York, ligne R, station de Times Square
Métro de New York, ligne R, station de Times Square

Le musée se trouve dans le Queens, et nous y allons évidemment en métro, direct depuis Times Square. Nous commençons à avoir l'habitude de recharger notre Metrocard, nous devenons des experts à ce petit jeu.

Lorsque nous sortons du métro à Steinway Street, dans le Queens, il pleut à verse. Le musée n'est pourtant pas bien loin, mais nous y arriverons quand même trempés, malgré nos K-Ways.

Le musée a pour vocation de présenter toutes sortes d'images animées :

  • Des films,
  • Des programmes télé,
  • Des clips vidéo,
  • Des jeux,
  • Des pubs ...

Bref, il y en a en principe pour tous les goûts.

Ce musée se visite un peu comme le Guggenheim, soit en commençant par le haut et en descendant d'une salle à l'autre par des allées en pente douce, ce qui donne une visite plus ou moins chronologique, soit en court-circuitant cet ordre intuitif pour une visite plus thématique. Nous choisissons l'ordre logique.

Nous commençons par le troisième étage, entièrement consacré à l'histoire du cinéma, vue sous un angle assez technique, avec une vidéo très bien faite reproduisant le travail des pionniers comme les frères Lumière. Au même étage, il y a des animations interactives sur la prise de son, le mixage et quelques effets spéciaux.

Museum of the Moving Image, caméras de télé couleur des années 50
Caméras de télé couleur des années 50

Un peu plus bas, nous visitons une exposition plus statique, qui montre diverses caméras de télévision. Les Etats-Unis ont inventé la télévision en couleurs une quinzaine d'années avant l'Europe, à une époque où la miniaturisation électronique était bien moins aboutie que maintenant.

Les caméras utilisées à cette époque lointaine pesaient entre 100 et 140 kg, étaient montés sur rails et équipées de moteurs pour les manoeuvrer. La caméra de la photo doit avoir à peu près la taille d'une machine à laver.

Museum of the Moving Image, caméra de cinéma des années 20
Caméra de cinéma des années 20

A côté de ces monstres, les caméras de cinéma utilisées pour filmer en extérieur, dès les années 20, semblent presque frêles. Un homme seul suffit pour les déplacer.

Nous visitons ensuite une exposition consacrée aux décors, parfois imposants, qu'il faut construire spécialement pour certains films, puis une sorte de mur des célébrités, qui présente les acteurs et actrices classés selon un ordre qui n'est ni alphabétique ni chronologique, que nous peinons un peu à comprendre.

Museum of the Moving Image, Yoda
Yoda

La salle suivante présente des accessoires utilisés lors de tournages. Le premier est ce Yoda animé par une multitude de moteurs, qui a réellement servi pour le premier film de la saga Star Wars. Il est maintenant immobile, à l'abri dans une grande vitrine.

Museum of the Moving Image, le gant de Freddy dans "Les Griffes de la Nuit"
Le gant de Freddy dans "Les Griffes de la Nuit"

Un peu plus loin, une autre vitrine présente le gant de Freddy, que l'on voit dans Les Griffes de la Nuit.

Museum of the Moving Image, l'Exorciste
L'Exorciste

Marie se demandait comment le personnage principal de L'Exorciste fait pour tourner la tête à 360° dans le film. Le trucage est tout simple, c'est le mannequin que l'on voit sur la photo, animé par un simple moteur électrique.

Museum of the Moving Image, The Mask
The Mask

Les comédies sont aussi mises en valeur, avec le masque utilisé par Jim Carrey dans The Mask.

Museum of the Moving Image, Chewbacca
Chewbacca

La dernière vitrine montre la tête de Chewbacca, que l'on voit dans Star Wars. D'autres vitrines montrent comment la tête est construite et animée.

Nous visitons ensuite plusieurs salles consacrées aux autres utilisations de l'image animée. Une exposition sur les clips vidéo rappelle que leur ancêtre, le scopitone, est une invention française du début des années 60, déjà destinée à faire la promotion d'un titre musical. Je me demandais bien pourquoi j'entendais une bande-son dans ma langue !

D'autres expositions consacrées à la pub, au jeu vidéo, aux outils de simulation, retiennent un peu moins notre attention.

En fin de compte, ce musée nous laisse sur notre faim. A part le troisième étage sur l'histoire du cinéma, très intéressant, le reste ressemble un peu à un fourre-tout d'images animées diverses et variées, certes très complet, mais aussi très hétéroclite.

Il est temps de revenir vers notre hôtel, si nous ne voulons pas louper notre navette.

Métro de New York, ligne R, station de Steinway Street
Métro de New York, ligne R, station de Steinway Street

En attendant notre métro à Steinway Street, je prends cette photo. Ce qui me frappe, c'est la propreté et l'état général. Ca n'a plus rien à voir avec le métro sombre et franchement malpropre que j'avais connu lors de mon premier voyage à New York. La plupart des stations, dont celle-ci, ont été nettoyées, parfois complètement restaurées, il n'y a presque plus de graffiti et les sols sont à peu près propres.

Vivement que Paris ose s'inspirer de New York !

De retour à notre hôtel, nous embarquons dans le minibus qui nous ramène vers JFK. C'est l'heure de pointe et, pour une raison inconnue, le chauffeur décide de quitter l'autoroute bouchée pour une avenue encore plus bouchée. Comprenne qui peut ! Enfin, frigorifiés par une climatisation trop forte, nous arrivons quand même largement à l'heure pour notre avion.

Comme d'habitude, tous les vols transatlantiques partent plus ou moins aux mêmes heures. Nous apprenons un peu plus tard que l'aéroport a été fermé une vingtaine de minutes, suite à un orage monstrueux. Lorsque nous pouvons enfin embarquer, ce sont pas moins de 40 (!!!) avions qui attendent les uns derrière les autres la réouverture d'une piste, puis d'une deuxième. Mon précédent record à JFK était de 29 avions en attente, il est pulvérisé !

Nous finissons par décoller avec une heure de retard, un grand classique.