Samedi 8 juin 2013 - Mount Vernon

Ce matin, la connexion internet est très mauvaise, et nous n'arrivons pas à communiquer par Skype avec la famille en France. De plus, nous n'en avons pas tout à fait fini avec la tempête Andrea, et il pleut encore lorsque nous quittons Richmond.

Heureusement, ça s'arrange assez vite, et il fait très beau lorsque nous arrivons à Mount Vernon, près de Washington, deux heures plus tard.

Entre temps, nous avons retraversé sans nous y arrêter une partie du centre historique de Richmond. Ici, l'autoroute passe en plein centre ville, sans avoir été enterrée comme à Boston.

Au jeu des plaques d'immatriculation, nous avons de la chance. Juste au moment où nous arrivons, un 4x4 immatriculé dans le Wyoming, ce qui n'est pas tout près, se gare juste à côté de nous. J'échange quelques mots avec son propriétaire, et nous obtenons une plaque de plus, ainsi qu'une conversation impromptue sur Mount Vernon et l'intérêt touristique et historique de la région. 

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Mount Vernon, la résidence de George Washington

Puis nous entrons à Mount Vernon, la propriété de George Washington.

Après avoir hérite de la propriété à la mort de son demi-frère Lawrence, le Général et premier Président des Etats-Unis a habité là de 1754 à sa mort en 1799, avec quelques absences pendant ses campagnes militaires, lors de la Guerre Révolutionnaire et, bien sûr, pendant sa présidence.

On l'oublie un peu aujourd'hui, mais le début de la carrière militaire de Washington s'est effectué au service des anglais et donc, en toute logique, contre la France lors de la Guerre de Sept Ans (1756-1763).

Mount Vernon, centre d'orientation Ford, George et Martha Washington avec deux de leurs petits enfants
George et Martha Washington avec deux de leurs petits-enfants

Comme d'habitude, nous commençons par explorer le visitor center vaste et bien conçu, qui s'appelle ici le Ford Orientation Center, du nom de la société qui l'a financé. Nous y prenons nos billets et un audioguide, en anglais uniquement, que je me prépare à traduire pour Marie. Heureusement pour elle, le plan de la propriété, plutôt bien détaillé, existe en français.

La statue ci-dessus montre George et Martha Washington avec deux de leurs petits-enfants. George ayant contracté la variole à l'âge de 19 ans, ils n'ont jamais eu d'enfants ensemble, et les petits-enfants de la statue sont issus des enfants du premier mariage de Martha, que George a élevés comme les siens. Beaucoup plus tard, Mary Anna Custis, une arrière-petite-fille de Martha a épousé le général Lee.

Il existe des visites guidées, mais nous préférons découvrir Mount Vernon à notre rythme. Le seul endroit où la visite guidée est obligatoire est la maison elle-même, et, comme nos billets le montrent, nous sommes invités à rejoindre la file d'attente à 13h30 précises.

Sans que ce soit vraiment l'affluence des grands jours, il y a pas mal de monde. La proximité de la capitale fédérale explique sans doute cela. La propriété a beau être grande, environ 200 hectares dont une vingtaine sont ouverts au public, j'ose à peine imaginer la saturation en plein été. Dès lors, je comprends mieux l'organisation assez rigoureuse des visites de la maison.

Et après tout, nous rendons visite à un militaire.

Mount Vernon, la maison côté jardin
Mount Vernon, la maison côté entrée et jardin

La file d'attente commence sous les arbres, à côté d'un minuscule pavillon qui ressemble à des toilettes. Comme dans beaucoup d'autres maisons de l'époque, les toilettes, quand elles existent, sont situées à l'extérieur. Monticello, la propriété de Jefferson, où l'on peut aller se soulager sans s'exposer aux intempéries, fait donc figure d'exception.

La  maison telle qu'on la voit a été agrandie en 1758. Négligée et presque abandonnée, elle a été rachetée en 1858 par la Mount Vernon Ladies Association, une association de dames de la bonne société, dont la mission était et reste la préservation de ce patrimoine historique absolument unique. Le résultat que nous découvrons montre le succès éclatant de leur action.

Une fois de plus, nous sommes invités à ne pas photographier ni filmer pendant la visite de la maison, qui s'effectue assez rapidement. Guidés par une conférencière experte, nous découvrons la grande salle à manger, le clavecin de Nelly, la petite-fille de Martha, et les chambres à coucher du rez-de chaussée.

Dans le couloir, accrochés au mur, on note une gravure de la Bastille en cours de démolition et une grosse clé, provenant également de la Bastille : ce sont les cadeaux du marquis de Lafayette au Père de la Liberté.

A l'étage, nous visitons la chambre de George et Martha, le cabinet de travail de George, et la chambre où Lafayette a dormi pendant ses séjours chez son ami Washington à Mount Vernon. Dans la chambre conjugale, nous remarquons le lit sur mesure : le Général faisait 1m90 !

Les meubles, portraits et livres sont très nombreux. L'aménagement présenté aux visiteurs correspond à l'état de la maison en 1799, dernière année de la vie du Général.

George et Martha Washington étaient l'exemple parfait de la célèbre hospitalité virginienne. Dans l'année qui a suivi le départ en retraite du Président, ce ne sont pas moins de 677 visiteurs qui se sont succédés à Mount Vernon !

Washington n'était pas obsédé par le pouvoir personnel, qu'il a abandonné volontairement deux fois, une première fois en démissionnant de son poste de général en chef à la fin de la Guerre Révolutionnaire en 1783, une seconde fois en quittant la Présidence au terme de son second mandat en 1797. L'exercice d'au plus deux mandats présidentiels constitue un précédent qui a perduré jusqu'à Franklin D. Roosevelt en 1940, et qui est devenu la règle à la ratification du 22ème Amendement en 1951.

Mount Vernon, la maison côté terrasse et Potomac
La maison côté terrasse et Potomac

La visite de la maison se termine sur la terrasse couverte et bordée de colonnes, dans le plus pur style colonial du Sud. De chaque côté de la maison, on voit les passages couverts qui mènent aux communs.

Au fait, regardez-là de près, cette maison. Vous pensez qu'elle est en pierre, n'est-ce pas ? Eh bien non. Ce qui ressemble à des briques sont en fait des panneaux de bois, sur lesquels un mélange de colle, de vernis, de sciure et d'autres débris végétaux a été projeté. C'est à la fois ingénieux et efficace.

Mount Vernon, vue du Potomac depuis la terrasse de la maison
Vue du Potomac depuis la terrasse de la maison

La terrasse de la maison n'est séparée du fleuve que par quelques arbres, dont il faut imaginer qu'ils n'existaient pas encore en 1799. La vue est remarquable, et celle de Washington et Lafayette devait l'être plus encore. La propriété descend jusqu'au fleuve.

Nous sommes à la limite nord de la Virginie. De l'autre côté du Potomac, c'est le Maryland.

On ne la voit pas sur la photo mais, à notre droite, commence une allée qui descend en pente douce jusqu'au fleuve. La partie droite du haut de l'allée est bordée de petites maisonnettes, chacune avec un usage bien précis.

Mount Vernon, la laverie
La laverie

Nous allons maintenant faire tout le tour de la propriété, ce qui va nous prendre le reste de l'après-midi.

De nombreux esclaves, jusqu'à 316 en 1799, étaient employés à Mount Vernon. Ils travaillaient comme artisans, ouvriers, employés de maison ou dans les fermes de la propriété. En cette fin du 18ème siècle, même les esprits éclairés comme Jefferson voient encore peu de contradiction entre la pratique de l'esclavage et l'idéal de liberté, principe fondateur des Etats-Unis. Sur le tard, déchiré entre ses idéaux et la réalité, Washington finira par libérer une partie de ses esclaves par testament.

Nous commençons par la cuisine et le fumoir, où l'on préparait et conservait la viande, principalement de boeuf et de porc. La pièce étant en cours de restauration, nous nous y attardons peu.

La laverie mérite un arrêt. Nous y voyons la cheminée où on faisait chauffer l'eau, les grandes bassines où on lavait le linge, les étendoirs, et les tables où on repassait. Bien entendu, toutes ces tâches étaient effectuées par des esclaves ou, pour reprendre un euphémisme plus récent, des "travailleurs au contrat non révocable".

C'est surtout le linge de maison, en quantités apparemment phénoménales, qui était entretenu dans cette laverie.

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Une des voitures de George Washington

Plus bas, nous visitons le garage, composé de plusieurs pièces séparées. Dans l'une d'elles se trouve une étrange voiture à une chaise, utilisée par le jeune Washington pour se déplacer plus rapidement. Nos modernes coupés sportifs n'inventent donc rien.

Dans le garage attenant se trouve le carosse de la photo. C'est la voiture de belle qualité d'un homme d'âge mûr devenu riche. Là non plus, rien ne change vraiment avec nos limousines de luxe suréquipées.

Mount Vernon, l'écurie
L'écurie

Tout près se trouve l'écurie, pouvant abriter les nombreux chevaux de Washington, cavalier émérite. Jefferson disait d'ailleurs de lui qu'il était probablement le meilleur cavalier de son temps. Si on en juge par le temps que le Général a passé en campagne à se déplacer d'un champ de bataille à l'autre, à cheval comme il se doit, l'expérience a dû lui venir assez rapidement.

Mount Vernon, tombes de Martha et George Washington
Tombes de Martha et George Washington

Après avoir longé le jardin fruitier, nous empruntons une autre allée qui mène à la tombe de Martha et George Washington. Le mausolée, fermé d'une grille, permet de voir les sarcophages du Général et de son épouseMartha a survécu deux années à George.

Devant le mausolée se trouve un parvis, suffisamment vaste pour recevoir quelques dizaines de personnes.

Les visiteurs de marque se succèdent à Mount Vernon. Charles de Gaulle y est venu en juillet 1944, pour rendre hommage à la mémoire de George Washington.

Mount Vernon, le mémorial des esclaves
Le mémorial des esclaves

Non loin, dans un endroit calme et ombragé, propice à la réflexion et au recueillement, se trouve le mémorial des esclaves. C'est à cet endroit qu'étaient enterrés les esclaves qui décédaient à Mount Vernon, dans des tombes non marquées. Il est donc difficile de retracer l'existence individuelle des femmes et des hommes qui reposent ici. C'est pour pallier cette carence et leur rendre un hommage collectif que ce mémorial a été érigé en 1983.

Mount Vernon, reconstitution en costumes d'époque à la ferme de Dogue Run
Reconstitution en costumes d'époque à la ferme de Dogue Run

Après avoir atteint le bas de l'allée et la jetée sur le Potomac, nous poursuivons notre visite par la ferme de Dogue Run.

George Washington se considérait avant tout comme un fermier et avait aménagé 4 fermes dans sa propriété. Celle où nous nous trouvons a pour vocation de développer des techniques de culture novatrices. C'est ainsi que Washington a contribué au développement de la rotation des cultures, de certains engrais, et de nouvelles manières de labourer.

Derrière la reconstitution historique de la photo (l'homme goûte une infusion de plantes cultivées localement), à droite, se trouvent les cultures expérimentales de plantes inconnues dans la région avant Washington.

C'est à la suite de difficultés financières que Washington a abandonné la culture du tabac pour celle du blé, bien plus lucrative.

Mount Vernon, la grange à 16 pans où on battait le blé
La grange à 16 pans où on battait le blé

En haut de la ferme de Dogue Run se trouve une étrange grange à 16 pans. Cette grange a deux niveaux. Au niveau du sol, elle est séparée en deux parties concentriques, l'intérieur étant utilisé comme entrepôt, et l'extérieur servant de piste où des chevaux marchaient en cercle sur les blés répandus sur le plancher à claire-voie. Piétinés, et ainsi séparés de leurs épis, les grains de blé tombaient au niveau inférieur, où ils étaient recueillis. Au niveau supérieur restait la paille. Toute la plante était donc utilisée et le gaspillage était inexistant.

Cette grange ingénieuse est, en quelque sorte, un ancêtre des batteuses mécaniques apparues bien plus tard.

Mount Vernon, case d'esclave
Case d'esclave

Tout près de la grange se trouve une case d'esclave fidèlement reconstituée.

Pour minimiser les trajets de sa main-d'oeuvre, Washington avait trouvé pratique de mettre à disposition des esclaves travaillant sur les différentes fermes ce genre de petites maisons de bois, simples mais proposant quand même un confort minimal. Les esclaves qui avaient gagné la confiance du maître de maison pouvaient disposer de ce privilège très apprécié.

Mount Vernon, la ferme d'élevage
La ferme d'élevage

Nous remontons ensuite par un chemin forestier, le long duquel quelques panneaux rappellent que les premiers habitants de la région de Mount Vernon ont été les indiens Dogue, Patawomeke et Piscataway, bien des siècles avant l'homme blanc.

Puis nous traversons la ferme d'élevage, où nous voyons les vaches, les porcs, les volailles et les autres animaux sélectionnés par Washington. On pratiquait l'élevage pour la viande, la laine, le cuir, le lait, et, ce qui n'est pas le moins important pour un fermier pionnier comme Washington, l'engrais biologique.

Mount Vernon, le jardin supérieur et la serre
Le jardin supérieur et la serre

Nous sommes remontés jusqu'à la pelouse principale de la maison qui, lors d'une rénovation du jardin, a remplacé la large allée qui conduisait jusqu'à l'entrée. Cette grande pelouse servait de terrain de jeu de quilles, d'où son nom de Bowling Green.

Nous traversons le jardin supérieur, en partie jardin d'agrément, en partie jardin botanique expérimental. La bâtiment en brique rouge, au fond, est une serre, flanquée de deux ailes à usage de logements pour les esclaves. Les hivers virginiens étant rigoureux, il est nécessaire de disposer d'une serre chauffée pour mettre à l'abri les plantes les plus fragiles.

Nous visitons la pièce où une cheminée, alimentée en permanence par un feu modéré, envoyait de l'air tiède vers la serre par un ingénieux système de canalisations incluses dans les murs. En hiver, le poste de préposé au feu est un poste de grande confiance, les plantes de la serre étant souvent fragiles et très sensibles au froid.

Mount Vernon, logements collectifs des esclaves
Logements collectifs des esclaves

De l'autre côté du bâtiment se trouvent les logements collectifs des esclaves, une aile pour les femmes et les enfants, une aile pour les hommes. Ces logements spartiates étaient principalement occupés par les esclaves travaillant dans la maison, dans les communs ou dans les ateliers.

Un panneau rappelle l'usage généralisé des châtiments corporels. En 1793, Charlotte, une tisseuse, injustement fouettée par le remplaçant de l'intendant pour quelque péché véniel, avait imprudemment menacé de "tout dire à Madame Washington quand elle sera rentrée".

D'une manière générale, les panneaux, les dépliants et le site web de Mount Vernon font de leur mieux pour retracer les destins individuels de certains esclaves de la propriété. La tâche n'est pas facile, car peu de témoignages existent. Malgré tout, il est méritoire de mettre des noms, des caractères et des histoires personnelles sur celles et ceux qui ne seraient autrement qu'une statistique dans l'histoire.

Mount Vernon, l'atelier du cordonnier
L'atelier du cordonnier

De ce côté de la maison se trouvent les ateliers. Nous visitons celui du cordonnier, qui fabriquait et entretenait les chaussures du personnel. Chaque employé recevait une paire de souliers chaque année.

La famille Washington, elle, utilisait des souliers plus luxueux, fabriqués à Londres ou à New York.

Mount Vernon, le forgeron au travail dans son atelier
Le forgeron au travail dans son atelier

Nous visitons également l'atelier du forgeron. On fabriquait ici tous les objets métalliques nécessaires au fonctionnement et à l'entretien de la propriété, notamment les outils pour le travail à la ferme.

La reconstitution de cette forge est totalement conforme à l'état de l'art de 1799.

Mount Vernon, maison de l'intendant
Maison de l'intendant

Puis nous visitions la maison de l'intendant.

L'intendant, c'était en quelque sorte le directeur général de la propriété, celui qui organisait et répartissait les tâches, les déléguait à ses équipes et en supervisait l'exécution. Sans l'intendant, rien n'aurait été organisé correctement. Inutile de dire que c'était un poste qui nécessitait la totale confiance du maître des lieux.

En toute logique, l'intendant disposait d'un logement de fonction tout près de la maison principale.

Mount Vernon, atelier de filature et de tissage
Atelier de filature et de tissage

Les grandes plantations de Virginie et d'ailleurs avaient pour vocation de s'auto-suffire. C'est dans ce but que Mount Vernon disposait d'un atelier de filature et de tissage. On cultivait le lin et on filait la laine, et les tissus servaient à fabriquer les vêtements des esclaves. Là encore, la famille Washington utilisait des vêtements plus luxueux que ceux produits sur place.

Mount Vernon, le jardin botanique
Le jardin botanique

Nous refaisons un crochet par le jardin botanique, le préféré de Washington, qui y cultivait de nombreuses espèces exotiques, qu'il tentait d'acclimater en Virginie. Inutile de dire que le jardinier, lui aussi, était un personnage de grande confiance dans l'entourage du Général.

Mount Vernon, la pièce où on rangeait le sel et les filets de pêche
La pièce où on rangeait le sel et les filets de pêche

Nous nous arrêtons encore dans la pièce où l'on entreposait le sel et les filets de pêche.

A cette époque, le sel est le seul moyen connu pour conserver le poisson et certaines viandes. La consommation de sel d'une grande plantation comme Mount Vernon était donc énorme, et nécessitait une grande pièce pour l'entreposage, évidemment à l'abri de l'humidité.

Les filets, eux, étaient utilisés pour la pêche dans le Potomac, fleuve particulièrement poissonneux en saison. Après la saison de pêche, on remontait les filets à l'atelier, on les raccommodait, puis on les rangeait dans des caisses, en attendant la saison suivante.

Notre visite de Mount Vernon touche à sa fin. Il faut bien une journée presque complète pour faire le tour d'une propriété aussi grande et aussi riche.

Que nous a laissé George Washington ? Beaucoup, assurément.

Là où Jefferson fut un esprit universel et expérimental, Washington fut avant tout un organisateur, volontaire dans l'épreuve comme dans la réussite. Ce n'est pas par hasard mais par reconnaissance que d'innombrables bâtiments, de nombreuses villes, la capitale fédérale et un Etat portent son nom. Peu intéressé par le pouvoir personnel, il se considérait lui-même avant tout comme un fermier, et avait à coeur d'expérimenter de nouvelles pratiques et techniques agricoles, dans le noble but de servir de son mieux son pays et sa population.

Washington, c'est tout à la fois le Général combattant de la liberté et le patricien éclairé et novateur.

Il ne nous reste plus qu'à regagner notre hôtel. La connexion internet étant particulièrement instable dans la chambre, je finis par m'installer dans le hall de l'hôtel pour mettre le blog à jour. Malgré l'aide du personnel de l'hôtel et du support technique de Best Western, il faudra trois jours et un peu de chance pour mettre le doigt sur le problème.

Par acquis de conscience, nous regardons la météo, qui ne nous promet pas que du bon. En attendant demain, nous allons dîner dans un excellent grill australien.