Mercredi 5 juin 2013 - Gettysburg, Shenandoah National Park

Comme prévu, nous n'avons pas trop dormi, avec la nationale juste sous nos fenêtres.

Le petit déjeuner du Greystone Manor est à l'image de cet hôtel, convivial et copieux. La maîtresse de maison le cuisine presque sous nos yeux et nous sert à table.

Puis nous prenons la route de Gettysburg, pour une magistrale leçon d'histoire sur la Guerre Civile, que les français appellent improprement la Guerre de Sécession.

Visitor Center du Parc National Militaire de Gettysburg
Entrée du visitor center du Parc National Militaire de Gettysburg

A l'intersection de pas moins de dix routes et terminus du chemin de fer venant de Washington, Gettysburg n'est pas devenue stratégique dès le début du conflit. C'est le général Lee qui, poursuivant le triple objectif de s'ouvrir la route des villes industrielles de Pennsylvanie, tout en étranglant la capitale du nord et en infligeant aux troupes de l'Union, sur leur propre territoire, une défaite suffisamment cuisante pour les démoraliser définitivement, a eu l'idée de prendre la ville. La manoeuvre était à la fois plutôt osée et particulèrement remarquable sur le plan militaire. Si elle avait réussi, le sort du Sud et du Nord serait vraisemblablement passé par une séparation définitive. Mais ce n'est pas le résultat qu'a retenu l'histoire.

Le champ de bataille, qui fait 10 km du nord au sud et 6 d'est en ouest, ce qui  est énorme pour l'époque, est devenu un parc national géré par le National Park Service. Les différents sites sont, comme dans tous les parcs, remarquablement entretenus et préservés.

Au mileu de ces prairies verdoyantes, on en oublierait presque qu'ici, du 1er au 3 juillet 1863, s'est déroulé une bataille qui, en trois jours, a fait presque autant de victimes à l'hectare que Verdun en dix mois. Gettysburg a été un épouvantable carnage pour la Confédération comme pour l'Union, et l'ironie retient une presque égalité du prix humain de la bataille pour chacun des deux camps.

On en oublierait presque, également, que l'Union a été à deux doigts de plier sous les assauts répétés des troupes Confédérées. La victoire du Nord s'est jouée sur quelques manoeuvres adroites et bien exécutées, qui ont fini par prendre une importance décisive.

Après le désastre de Gettysburg, le Sud n'a plus jamais retrouvé ni la puissance militaire ni l'enthousiasme fervent de 1861. Moins de deux ans plus tard, tout était terminé.

Musée de Gettysburg, théatre panoramique, reconstitution de la bataille
Reconstitution de la Bataille de Gettysburg au théatre panoramique

La visite commence par le musée, dans lequel se trouve le Théatre Panoramique, une salle de projection à 360°. C'est un superbe son et lumière qui éclaire les murs arrondis du Théatre, sur lesquels est projeté le film de la bataille. Le spectateur est situé sur les positions Unionistes de Cemetery Hill et Culps Hill. Admirablement placés sur des collines tour à tour fortifiées, plus que sérieusement menacées, presque submergées et finalement préservées, nous sommes à l'emplacement le plus stratégique, celui de l'état-major du général Meade, qui commandait les troupes de l'Union. De là-haut, la vue sur le champ de bataille est panoramique.

La bataille a été tellement acharnée que, comme le montre la photo, on combattait parfois même tard dans la nuit, que ce soit pour terminer un assaut en cours ou pour tenter de surprendre l'ennemi.

L'artillerie a joué un rôle essentiel dans les deux camps. Au cours de cette bataille, chaque assaut était précédé d'un déluge de coups de canon, pour détruire aussi bien les fortifications que le moral de l'ennemi, avec des obus censés exploser juste au-dessus des têtes des soldats. Bien entendu, ces bombardements causaient des massacres épouvantables dans les rangs de chaque armée.

Bataille de Gettysburg, la Confédération, à l'attaque à gauche, met l'Union à mal
Les troupes de la Confédération, à l'attaque à gauche, mettent l'Union en difficulté

Les deux premiers jours de la bataille se sont soldés par une nette domination de la Confédération. Bien organisées, bien équipées, bien commandées par le général Lee, les troupes Confédérées ont remporté de nombreux assauts.

Au soir du 2 juillet, il ne reste au Nord que quelques positions sur Cemetery Hill et Culps Hill, déjà plus ou moins prise à revers. La situation semble très mal engagée pour l'Union.

Comme toujours dans pareil cas, les civils payent un prix disproportionné à un conflit auquel ils ne participent que de loin. La ville de Gettysburg, 2500 habitants à l'époque, n'est plus qu'un amas de ruines fumantes, totalement déserté de ses habitants.

Champ de bataiile de Gettysburg, entre deux assauts
Entre deux assauts, on soigne hommes et chevaux

Parfois, il y a quelques accalmies. On en profite pour évacuer les blessés, soigner les hommes et les chevaux, manger, boire et peut-être se reposer un peu, en attendant le prochain assaut.

Les clôtures en quinconce que l'on voit sur la droite de la photo ont joué un rôle important dans la bataille, nous y reviendrons.

C'est probablement une erreur d'approvisionnement qui a fait que le dernier bombardement Confédéré, le 3 juillet, n'est pas parvenu à détruire ce qui restait des positions Unionistes de Cemetery Hill et Culps Hill. Les mèches des obus, mal calculées, les ont fait exploser au-delà des objectifs visés, ne causant finalement que des dégâts assez limités. Le dernier assaut de la Confédération, épuisée par trois jours de bataille, s'est brisé sur la détermination du Nord.

Les ultimes renforts du général Lee, retardés, n'ont pas pû être engagés. Ils n'auraient de toute façon pas été suffisants pour changer le sort de la bataille.

Musée de Gettysburg, proclamation de l'Emancipation par le Président Lincoln
Proclamation de l'Emancipation par le Président Lincoln

C'est donc finalement l'Union, de peu et au dernier moment, qui a gagné la Bataille de Gettysburg.

La suite des événements est connue.  Le Sud a dû capituler, les Etats sécessionnistes ont été réadmis dans l'Union, le Président  Lincoln a émancipé les esclaves. Puis il  été assassiné.

Après la projection, nous visitons rapidement le musée. Nous devons écourter cette visite passionnante, c'est notre tour de partir en bus pour une visite guidée du champ de bataille lui-même.

Gettysburg, Mémorial de la Paix à la Flamme Eternelle
Le Mémorial de la Paix à la Flamme Eternelle

Le conférencier qui anime la visite est une sommité, il sait tout ce qu'il y a à savoir de cette bataille, le déroulement précis des événements, les positions de chaque unité lors de tel assaut, l'arrivée de tel renfort par telle route, absolument tout. Et avec un brio pareil, impossible de s'ennuyer.

Un seul regret pour Marie, il ne parle qu'anglais. Je fais de mon mieux pour traduire l'essentiel.

La visite, qui suit un ordre plus ou moins chronologique, va durer plus de deux heures, que je ne vais pas voir passer, avec de nombreux arrêts sur le champ de bataille.

Un de nos premiers arrêts est le Mémorial de la Paix à la Flamme Eternelle, dédié aux victimes des deux camps. Il n'existe pas de bilan officiel exact de la bataille de Gettysburg. De nombreux corps n'ont pas pu être identifiés, ni même parfois attribués à l'un ou l'autre camp. Les estimations les plus vraisemblables donnent entre 44 000 et 51 000 victimes pour les 3 jours.

Clôtures en quinconce, sans clous. Au fond, la ville de Gettysburg
Clôtures en quinconce, sans clous. Au fond, la ville de Gettysburg

En revenant vers la ville de Gettysburg, nous voyons de nouveau ces clôtures en quinconce. Il y en a un peu partout dans les régions d'élevage. Elles sont juste posées, ne comportent ni clous ni liens, et peuvent donc être déplacées vite et facilement d'une prairie à une autre, pour y enfermer un troupeau. Sur un champ de bataille, c'est un avantage tactique non négligeable lorsqu'il s'agit d'arrêter, ou tout au moins de ralentir, l'assaut d'un ennemi, ou simplement d'être averti d'une tentative d'attaque nocturne.

Nous en reverrons d'autres un peu plus tard, vers le sud du champ de bataille.

Drapeaux de l'Union et de la Confédération entrecroisés
Drapeaux de l'Union et de la Confédération entrecroisés

Nous faisons une pause en plein centre de Gettysburg. Aujourd'hui, la ville est prospère et, à l'exception de quelques impacts de balles dans les immeubles les plus anciens, ne montre plus les stigmates de la bataille.

Je remarque que notre bus porte les drapeaux entrecroisés de l'Union et de la Confédération. Je ne peux m'empêcher de voir là un signe d'optimisme pour d'autres conflits pareillement insolubles. Ca, c'est mon côté idéaliste.

Gettysburg, la gare où Lincoln est arrivé
La gare de Gettysburg, où Lincoln est arrivé le 18 novembre 1863

En traversant la ville, nous passons devant la petite gare d'où le président Lincoln est descendu le 18 novembre 1863. A l'époque, c'était le terminus de la ligne, qui vient directement de Washington. Contrairement à une idée reçue, le Discours de Gettysburg ne date pas de la bataille elle-même (le lendemain de la victoire de l'Union était le Jour de l'Indépendance), mais de plus de quatre mois plus tard.

En principe, Lincoln était venu à Gettysburg pour l'inauguration du cimetière militaire dédié aux victimes des deux camps. En peu de mots, simples et poignants, ce discours essentiel, aussi connu des Américains que la Déclaration d'Indépendance ou la Constitution, donne pourtant un tout autre message, qui, sans renier le passé, entérine le présent et se tourne résolument vers l'avenir et la réconciliation des peuples.

Lincoln n'a parlé que deux minutes à Gettysburg, mais quelles minutes !

Gettysburg, canons de la 15ème Batterie de New York
Canons de la 15ème Batterie d'Artillerie de New York

Nous poursuivons la visite par les champs de bataille du deuxième jour, les plus au sud du Parc.

Tout le site est ponctué d'envion 1400 monuments, petits ou grands, qui célèbrent ici un exploit isolé, là le fait d'armes d'un bataillon, un peu plus loin la bravoure d'une armée complète. Ils nous rappellent que la conscription a finalement joué un rôle assez limité dans le conflit. De nombreuses troupes ont été levées à l'initiative des Etats, qui en assuraient le financement, l'entraînement, l'acheminement vers les champs de bataille.

La présence de deux canons de la 15ème Batterie d'Artillerie de New York semble presque incongrue au milieu de la bucolique campagne de Pennsylvanie. On a peine à imaginer un carnage épouvantable dans ces paisibles collines. Et pourtant ...

Gettysburg, Little Round Top
Little Round Top, la Petite Butte Ronde. Si les Confédérés l'avaient prise ...

Notre guide nous arrête au pied de Little Round Top, la Petite Butte Ronde. Il faut imaginer une position Unioniste inexpugnable, fermement défendue par des batteries de canons qui avaient l'avantage de l'altitude, et par des troupes massées dans des tranchées soigneusement préparées à l'avance.

A force de détermination et de courage, les Confédérés sont pourtant montés à l'assaut de la colline, et ont même bien failli la prendre. Le combat s'est poursuivi tard dans la nuit, au corps-à-corps, à coup de baïonnette, jusque dans les tranchées. C'est la sagacité du commandant Gouverneur Kemble Warren, un officier de grand sang-froid dans l'adversité, particulièrement avisé dans ses choix tactiques, et notamment dans l'engagement progressif de ses différentes unités, qui a permis à l'Union de conserver sa position. Comme quoi on peut être ingénieur et prendre quand même des décisions pertinentes.

On peut tenter de refaire l'histoire. Que se serait-il passé si les Confédérés avaient pris Little Round Top le soir du 2 juillet ? Le flanc gauche des positions Unionistes se serait retrouvé dans une position désespérée, toute la partie sud du dispositif se serait certainement effondrée, et le sort de la bataille toute entière aurait pu basculer.

Presque au même moment, des troupes confédérées du Kentucky avaient très sérieusement menacé la position unioniste essentielle de Culps Hill, montant presque aux deux tiers de la colline et manquant de peu d'encercler l'état-major du général Meade. On s'est battu une bonne partie de la nuit pour sauver ce qui pouvait l'être de la colline.

A Spangler Spring, flanc est de Culps Hill, les monuments dédiés aux deux camps sont particulièrement nombreux et extrêmement proches les uns des autres, au point qu'il est difficile de déterminer qui occupait quel terrain à quel moment précis. Dire que les combats étaient acharnés et la situation indécise est un doux euphémisme.

Gettysburg, Pennsylvania Memorial
Le Mémorial de Pennsylvanie

De retour sur le plateau dégagé, nous nous arrêtons au Mémorial de Pennsylvanie. Ce monument, le plus important de Gettysburg, est dédié aux 34 530 soldats de Pennsylvanie qui ont combattu ici. Il est édifié à l'emplacement où, le deuxième jour de la bataille, de puissantes batteries d'artillerie pilonnaient les troupes confédérées en train de préparer un assaut à l'ouest de la position. Un peu plus tard, il a été nécessaire de renforcer ces batteries par des unités d'infanterie.

Notre visite du champ de bataillle de Gettysburg est maintenant terminée. Elle a été particulièrement enrichissante et passionnante.

Nous quittons le parc militaire et la Pennsylvanie pour notre prochaine étape. Nous allons traverser le Maryland, puis la Virginie Occidentale, qui a fait sécession de la Virginie en 1863 pour rester dans l'Union, et enfin entrer en Virginie. Encore une journée à quatre Etats !

Entrée du Parc National de Shenandoah
Entrée du Parc National de Shenandoah et début de la Skyline Drive

Nous passons près de Hagerstown, où j'ai un ami, mais nous n'avons malheureusement pas le temps de nous arrêter. Puis nous traversons la Virginie Occidentale et entrons en Virginie. Nous allons rester plusieurs jours dans cet état riche en témoignages historiques, qui a donné pas moins de huit Présidents à l'Union.

L'histoire attendra demain. Pour le moment, nous profitons des magnifiques sites naturels du Parc National de Shenandoah.

Ce parc tout en longueur est situé sur la ligne de crête des Blue Ridge Mountains, la première chaine des Appalaches en partant de l'Atlantique, plus ou moins parallèle à la côte. Plus loin, il y a trois autres chaînes, s'abaissant progressivement vers les grandes plaines du Midwest. La Skyline Drive constitue l'artère principale du parc, qu'elle traverse de part en part sur 165 kilomètres, de Front Royal au nord à Waynesboro au sud.

Parc National de Shenandoah, vue sur la vallée de la Shenandoah River
Parc National de Shenandoah, vue sur la vallée de la Shenandoah River

Comme son nom l'indique, la Skyline Drive parcourt la ligne de crête de la plus haute chaîne des Appalaches, passant d'un flanc à l'autre par des cols tout proches des sommets. Dans de magnifiques paysages, les points d'arrêt sont très nombreux, plusieurs dizaines. Nous n'allons pas nous arrêter à tous, et malgré tout il fera nuit lorsque nous arriverons à Charlottesville.

Nous sommes à un des premiers points de vue, le Shenandoah Valley Overlook, d'où l'on voit la large vallée de la rivière Shenandoah et, plus loin, la Virginie Occidentale d'où nous sommes arrivés. Par ce temps superbe, la vue porte à des dizaines de kilomètres. En cette fin de printemps, la végétation est parfaitement verdoyante. J'aimerais y revenir à l'automne, pour profiter des nuances contrastées, du jaune au rouge, de l'été indien.

Parc National de Shenandoah, faucon local
Un faucon local cherchant sa proie

Shenandoah est un parc particulièrement riche en flore et en faune, nous n'allons pas tarder à en avoir confirmation.

A un autre arrêt, Marie prend en photo ce faucon à la recherche de sa proie.

Parc National de Shenandoah, panorama sur les Blue Ridge Mountains
Panorama sur les Blue Ridge Mountains

Sur cette photo, on voit bien les chaînes successives des Appalaches, au-delà des Blue Ridge Mountains. Le soleil a déjà décliné en cette fin d'après-midi, et la droite de la photo est un peu surexposée.

Pas d'erreur, nous sommes bien sur la ligne de crête.

Parc National de Shenandoah, dinde sauvage
Une dinde sauvage juste en bordure de route

Il vaut mieux ne pas rouler trop vite sur la Skyline Drive, pour profiter des rencontres fortuites. Ici, c'est une dinde sauvage, qui recherche quelque nourriture dans l'herbe juste au bord de la route. Elle semble plus préoccupée par son ravitaillement que par notre présence discrète et très momentanée.

Nous nous plaisons à imaginer qu'un volatile aussi élégant sera à coup sûr, selon la tradition, gracié par le Président pour Thanksgiving.

Parc National de Shenandoah. Le ciel se couvre sur les Blue Ridge Mountains
Le ciel se couvre sur les Blue Ridge Mountains

A un autre arrêt, un ranger vient engager la conversation. J'imagine tout d'abord qu'il a pensé que je roulais un peu vite, mais non, il veut juste nous faire découvrir un chemin bien caché dans les bois et les hautes herbes, qui mène au point de vue que l'on découvre sur la photo.

Nous notons que le ciel semble se couvrir. Ce n'est pas de très bon augure.

Parc National de Shenandoah, jeune femelle cerf à queue blanche
Jeune femelle cerf à queue blanche

Le hasard qui nous fait traverser le Parc National de Shenandoah en fin d'après-midi est finalement le bienvenu. Nous voyons de nombreux animaux à la recherche de nourriture, que nous n'aurions certainement pas vus plus tôt dans la journée.

Cette jeune femelle cerf à queue blanche, un espèce assez répandue dans le parc, nous regarde avec curiosité, mais sans s'éloigner le moins du monde. Elle semble juste attendre quelques instants.

Parc National de Shenandoah, coucher de soleil sur les Blue Ridge Mountains
Coucher de soleil sur les Blue Ridge Mountains

Le ciel s'est encore couvert et donne cette belle lumière jaune au coucher du soleil sur les Blue Ridge Mountains. Les vallées sont déjà dans l'obscurité.

Parc National de Shenandoah, une biche magnifique
Une biche magnifique

Nous remarquons cette jolie biche au dernier moment. Elle aussi est tout près du bord de la route, et Marie prend cette photo sans zoom. Quelle intensité dans le regard !

Encore une fois, nous bénissons l'horaire qui nous fait traverser ce parc magnifique à l'heure du dîner de ses habitants.

Puis nous quittons le Parc National de Shenandoah. La Skyline Drive continue vers le sud sans nous et devient la Blue Ridge Parkway, jusque dans les montagnes de Géorgie. Nous reprenons l'autoroute sur quelques kilomètres, jusqu'à Charlottesville, où notre hôtel se trouve sur le campus de l'Université de Virginie. D'extérieur, il semble assez ordinaire, mais la chambre est grande et agréablement meublée d'un très large lit. La pluie a commencé à tomber par averses.

11 août 2019 : l'hôtel Cavalier Inn à Charlottesville a fermé en 2018 et a été démoli.

Nous allons dîner tout près dans un restaurant italien simple mais très correct, The Villa, où l'air conditionné souffle beaucoup trop froid au goût de Marie. La malédiction des lasagnes continue, Marie ne peut pas en avoir ici non plus.

De retour à la chambre, je mets mon blog à jour pendant que Marie prend quelques notes dans son cahier.