Vendredi 27 août 2010 - De Twin Falls, Idaho à Kings Beach, Californie

Aujourd'hui, c'est la grande étape du retour vers la Californie. Bien que les paysages soient superbes, il y a peu de curiosités touristiques, et nous ne nous arrêterons pas beaucoup, pour une fois.

Après avoir fait quelques courses pour le pique-nique de midi, nous quittons Twin Falls, une ville à l'américaine, toute plate avec de larges avenues à angle droit, dont la seule curiosité, en dehors de son centre commercial, semble être le pont au-dessus de la Snake River.

Nous passons la frontière entre l'Idaho et le Nevada, matérialisée par une immense aire de contrôle des poids lourds. Puis nous rejoignons l'autoroute 80 à Wells. Nous suivrons cette autoroute presque toute la journée.

A Elko, rendu prudent par l'alerte d'hier, je refais le plein à tout hasard. C'est fou ce qu'il peut y avoir comme stations-service dans ce pays. Rien qu'à une sortie d'autoroute dans une petite ville, nous en trouvons bien une demie-douzaine !

Puis nous reprenons l'autoroute, qui traverse des plateaux semi-désertiques. La végétation est étique, la garrigue méditerranéenne semble luxuriante, en comparaison.

Nous nous arrêtons pique-niquer sur une aire de service disposant d'un barbecue. Là-bas, ce n'est pas rare, les aires d'autoroutes en sont généralement équipées. Ce qui me frappe le plus, c'est la taille, invraisemblable pour nous Européens mais tellement commune ici, des camions. Je ne résiste pas, et j'en photographie quelques spécimens, ainsi qu'une Harley qui passait là par hasard.

Sur cette aire d'autoroute choisie tout à fait au hasard, les pick-up sont plus nombreux que les voitures de tourisme. C'est ça aussi, l'Amérique profonde. Ici, le marché du seul pick-up, c'est une fois et demie le marché automobile de la France entière, rien que ça !

Interstate 80, camion
Spécimen de camion américain

Toute la journée, nous allons suivre la 80, une des seules vraies autoroutes transcontinentales d'Amérique du Nord.

En fin d'après-midi, nous quittons la 80 pour la 395 à Reno, la capitale du divorce du Nevada. Pas très pratique : il y a presque 800 km entre la capitale du mariage, Las Vegas, et celle du divorce.

En refaisant le plein après avoir quitté l'autoroute, nous imaginons une colonie suisse assez active : nous traversons Montreux, puis faisons l'ascension du Mont Rose, un pic de la chaîne de montagnes qui nous sépare encore du Lac Tahoe, notre but de ce soir. Le col est à 2 730 m, et les deux versants sont jalonnés de nombreuses stations de sports d'hiver. Naturellement, en plein mois d'août il fait très chaud, et la neige a fondu depuis longtemps. C'est juste en dessous du col que nous apercevons le Lac Tahoe pour la première fois. La lumière a déjà baissé, nous renonçons à prendre des photos. Dommage, le panorama qui domine le lac est absolument de toute beauté.

Puis nous arrivons à notre hôtel. Et là, énorme surprise ... non seulement notre réservation a été égarée (alors que la chambre est payée depuis plusieurs mois !!!), mais l'hôtel est absolument minable, tout comme l'accueil. Vu l'état des lieux, pas étonnant qu'il reste des chambres et que la mégère qui tient le bureau ne fasse aucune difficulté à nous en louer une. J'écrirai à notre retour un commentaire plutôt virulent sur TripAdvisor.

Après vérification, cet hôtel a définitivement fermé en 2018. Ce n'est pas une grosse perte.

S'il fallait une étape ratée, c'est celle-ci.

Lac Tahoe, le soir
Le soir au bord du Lac Tahoe

Une fois installés, nous partons en promenade au bord du lac. Nous y prendrons quelques photos, dont celle-ci. Le soleil est déjà plus ou moins couché, seuls quelques reflets éclairent encore la montagne.

Maison au bord du lac Tahoe
Maison au bord du Lac Tahoe

De l'autre côté de la frontière, Crystal Beach est une élégante station de loisirs au bord du lac. Nous prenons cette photo d'une jolie propriété, qui dispose d'un accès privilégié à la plage et d'un ponton privé. Quel contraste avec l'indigence de notre hôtel à Kings Beach, juste de l'autre côté de la frontière, à quelques hectomètres à peine !

Puis nous allons dîner et nous coucher, en nous promettant de quitter cet hôtel décevant dès que possible.