Vendredi 13 août 2010 - Los Angeles, Universal Studios, Griffith Park

Pour cette journée à Los Angeles, nous avons choisi en toute connaissance de cause Universal Studios. Plus qu'un studio proprement dit, il s'agit d'un parc d'attractions dont le thème est le cinéma. La nuance, pour toute mercantile qu'elle soit, est d'importance. Nous nous attendons donc à "faire marcher le commerce", nous ne serons pas déçus.

Universal Studios, c'est toute une ville, Universal City, à moins de 10 minutes de voiture de notre hôtel. Dès notre arrivée, nous apprécions la courtoisie du personnel. Un des gardiens de l'immense parking m'a obligeamment prêté un crayon pour noter notre numéro de place, détail qui aura son importance en fin de journée.

Universal Studios, distributeur de billets
Comment se faire aider malgré soi

A l'entrée du parc, au moment d'acheter nos billets, une employée me propose spontanément son aide, dont je n'avais en fait aucun besoin. C'est toujours intéressant de savoir sur qui on peut compter.

Puis, munis de l'indispensable plan, nous commençons à déambuler dans les allées, faisant l'inventaire des différentes attractions qui nous tentent. Nous ne verrons pas tout, il y faudrait plusieurs jours. Mentalement, je mesure combien ce parc a évolué depuis ma première visite 30 ans auparavant.

Universal Studios, les animaux au cinéma
Les animaux au cinéma : n'est-il pas mignon, ce petit chien ?

Nous assistons à un spectacle sur les animaux au cinéma. Tout y passe : oiseaux survolant les spectateurs à ras de tête, chiens savants, raton laveur funambule, singe, et même un fennec. C'est traité de manière très agréable, avec beaucoup d'humour et de gentillesse.

Les tribunes sont recouvertes d'une toile, pour nous protéger du soleil. Ce sera d'ailleurs le cas de presque tous les endroits accueillant du public en extérieur, y compris certaines files d'attente. Ici, tout est pensé pour le bien-être du visiteur-consommateur, jusque dans les moindres détails, comme ces brumisateurs dans les files d'attente, bien utiles vu la température.

Universal Studios, le backlot
Le backlot, vu de la file d'attente du tour du parc

Nous avons particulièrement apprécié le tour du parc en petit train, et nous ne sommes visiblement pas les seuls. Pendant l'attente, une bonne heure quand même mais le jeu en vaut la chandelle, nous prenons cette photo du backlot, cette plaine où sont regroupés les décors, et où on tourne pour le cinéma et la télévision. Nous aurons l'occasion de reconnaître certaines images de films, comme la maison de Psychose, le requin des Dents de la Mer et quelques autres.

Universal Studios, Retour vers le Futur
Retour vers le Futur, entre autres

Vous reconnaissez cette petite place, sans les accessoires ni les décors ? Oui, c'est bien elle qu'on voit dans le premier "Retour vers le Futur". Je ne suis pas sûr que je l'aurais reconnue, si le guide ne nous l'avait pas dit.

Universal Studios, le village latino-américain
Dire qu'il y a 10 secondes, il faisait un temps splendide !

Nous traversons ensuite un village sud-américain. Et soudain l'orage, dont notre guide nous avait pourtant prévenu qu'il menaçait depuis quelques instants, éclate brutalement. En un instant, la bourgade est inondée, et notre petit train manque d'être emporté dans la tourmente. Mais bientôt les excès du ciel se calment, et les rues redeviennent instantanément sèches, comme par miracle.

Puisqu'on vous dit que c'est du cinéma !

Universal Studios, le village indéfini
Un village de nulle part. Ou de partout.

Un peu plus loin, nous traversons ce village, d'inspiration pas vraiment définie. Suivant les accessoires utilisés pour l'habiller, il peut être de pratiquement n'importe quel pays d'Europe. C'est la version hollywoodienne de la réutilisation des composants à des fins de réduction des coûts. Le rêve en aurait-il soudain pris un coup ? Même pas !

Universal Studios, les Dents de la Mer
Et si c'était un vrai ?

Par rapport à ma précédente visite, le backlot a considérablement évolué, avec nettement plus de décors, la plupart réutilisables. Certains points précédemment bien en évidence, comme la maison de Psychose sur sa colline, sont maintenant tellement entourés que je peine à les reconnaître. Il reste tout de même quelques éléments de référence, comme ce grand classique, qu'on ne présente plus.

Universal Studios, la Guerre des MondesL'aviation n'est plus ce qu'elle était. Le cinéma, par contre ...

Puis c'est la catastrophe, ou plus précisément La Guerre des Mondes. Un avion de ligne vient d'être précipité sur ce quartier paisible. Le sol est jonché de débris. Les plus attentifs auront noté les plis de la pelouse synthétique, au premier plan. L'auriez-vous cru ? C'est encore du cinéma !

Universal Studios, les effets spéciauxMême la co-animatrice fait semblant d'avoir peur

Sur un mode un peu plus didactique, nous assistons à une représentation sur les effets spéciaux. Comme le dit le présentateur, au cinéma, on ne vous montre que ce qu'on veut bien vous laisser voir. Et ça veut tout dire ! Nous voyons une jeune fille en équilibre en haut de l'Empire State Building à 40 centimètres du sol, un astronaute en combinaison suspendu à quelques câbles plus ou moins invisibles, des touristes dans la jungle se faire attaquer par des gorilles affamés, et une quantité invraisemblable d'illusions en tous genres.

Tout ceci est finalement assez réaliste : sur une autre photo prise quelques instants plus tard, la spectatrice en blouse blanche, a priori choisie au hasard, détourne brusquement la tête quand l'animateur prétend lui couper le bras.

Universal Studios, les Blues Brothers
Elwood, Aretha et Jake

En fan de musique des années 70 qui se respecte, je tenais absolument à assister au spectacle sur les Blues Brothers. J'ai été comblé. Les trois interprètes chantent en direct, même pas en play-back, et ils ont ma foi un assez joli filet de voix. A voir et à entendre.

La journée se termine par le passage plus ou moins obligé par la boutique de souvenirs, d'où nous ramènerons un petit quelque chose pour tout le monde, famille, amis et nous.

Puis nous quittons Universal City et partons à la recherche du célèbre Hollywood Sign. Je sais où il se trouve, j'y suis déjà allé deux fois, et nous allons profiter de ce jeu de piste pour découvrir quelques lieux connus. Nous allons successivement parcourir une partie de Mulholland Drive et longer le Hollywood Reservoir, où Charlton Heston finit son jogging au tout début de "Tremblement de Terre".

Los Angeles, le Hollywood Sign
Le Hollywood Sign

A flanc de colline, nous traversons ce qui ressemble à des banlieues très résidentielles. Mais pas d'erreur, nous sommes bien en plein coeur de Los Angeles, la ville qui n'a pour ainsi dire pas de centre. Le soleil a déjà baissé, les photos du Hollywood Sign sont nettement à contre-jour. Nous ne le verrons pas de plus près, le périmètre est sécurisé pour empêcher les vandales de piquer les lettres, qui font pourtant 14 mètres de haut !

Los Angeles, du Griffith ObservatoryC'est beau, une ville, la nuit. Surtout Los Angeles, vue du Griffith Observatory

Puis nous montons au Griffith Observatory, juste à côté du Hollywood Sign, d'où on a une vue absolument superbe sur toute la ville. Ce que nous n'avions pas prévu, c'est que Santana joue au Greek Theater, un auditorium voisin, et qu'à l'observatoire lui-même se tient le vernissage d'une importante exposition. De plus, c'est la pleine saison des vacances. Autant dire qu'il ne reste absolument plus une place dans tout le parc, et que nous devons nous relayer pour aller admirer le paysage et prendre quelques photos.

Nous allons ensuite faire quelques courses et pique-niquer dans la chambre.